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International

Migration : La concrétisation du « deux poids deux mesures » de l’Occident envers les réfugiés


Rédigé par L'Opinion ( Avec Anadolu Agence ) le Mercredi 21 Septembre 2022

Alors qu’en douze années de guerre en Syrie, un million seulement de réfugiés ont pu atteindre l’Europe, en sept mois de conflit ukrainien, sept millions ont regagné l’UE. Une belle illustration des politiques discriminatoires de l’UE.



Les politiques discriminatoires des États membres de l’Union Européenne (UE), qui ont accueilli plus de 7 millions d’Ukrainiens en 7 mois depuis le début de la guerre russo-ukrainienne, contre 1,1 million de Syriens réfugies, qui vivent dans la guerre civile depuis 12 ans, ont été mis en lumière dans des rapports internationaux. Des institutions telles que les Nations Unies (ONU) et Amnesty International ont critiqué les politiques discriminatoires de l’UE.

Dans son rapport publié le 6 septembre, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé que 7 millions 156 mille 748 Ukrainiens se sont réfugiés dans les États membres de l’UE, principalement l’Allemagne, la Pologne, la Hongrie et la Roumanie. La même source indique que plus de 4 millions d’Ukrainiens ont été placés dans des programmes de protection temporaire, le pays qui a accepté le plus d’Ukrainiens étant la Pologne avec 2 millions 536 milles 630 personnes, suivie de la Hongrie avec 1 million 338 milles 276 personnes, et l’Allemagne avec environ un million de personnes.

Des milliers de Syriens expulsés ou décédés en Méditerranée

D’autre part, selon les données publiées par l’ONU, l’UE n’a ouvert ses portes qu’à 1,16 million de Syriens depuis le début de la guerre civile en Syrie. D’après les données de l’ONU, l’Allemagne a accueilli 560 mille réfugiés syriens et la Suède, l’Autriche, les Pays-Bas, la France et la Grèce environ 600 mille réfugiés syriens. Il n’existe aucune donnée sur le nombre de réfugiés syriens acceptés, depuis le début de la guerre civile syrienne, par des pays comme la Pologne, la Hongrie, la Roumanie et la Moldavie, qui ont accueilli de nombreux réfugiés d’Ukraine.

Des milliers de réfugiés sont décédés en Méditerranée ou ont été expulsés de force par les unités de garde côtière grecque. Frontex, l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, a été condamnée pour avoir utilisé la violence contre les réfugiés et coulé des bateaux de migrants.

La plupart des réfugiés non admis dans l’UE ont été renvoyés en Türkiye avant 2016 sous condition d’un soutien financier de l’UE. On estime que la Türkiye accueille aujourd’hui 3,7 millions de Syriens. La politique européenne des réfugiés a été critiquée par divers cercles comme étant basée sur un «double standard».

Blancs, yeux bleus et chrétiens

L’approche discriminatoire des pays de l’UE envers les demandeurs d’asile s’est également reflétée dans les déclarations des politiciens et les émissions des médias occidentaux. David Sakvarelidze, l’ancien sous-procureur général adjoint d’Ukraine, s’adressant à la BBC a critiqué le bombardement de son pays par la Russie et a déclaré : «C’est très émouvant pour moi. Je vois des Européens aux cheveux blonds et aux yeux bleus et des enfants tués par les missiles, les hélicoptères et les roquettes de Poutine». La journaliste de la télévision NBC, Kelly Cobiella, dans le programme sur les réfugiés ukrainiens, «Ce ne sont pas des réfugiés de Syrie. Ils viennent d’Ukraine. Ils sont chrétiens, blancs».

La correspondante du réseau de télévision britannique ITV, Lucy Watson a commenté que «Des choses imprévisibles sont arrivées aux Ukrainiens. Ce n’est pas un pays en développement du tiers monde. C’est l’Europe». «Nous sommes au XXIe siècle. Nous sommes dans une ville européenne, mais les missiles de croisière continuent de tirer comme si nous étions en Irak ou en Afghanistan», a déclaré Ulysse Gosset, de la chaîne de télévision française BFM TV.

Le chroniqueur du Telegraph, Daniel Hannan, a déclaré : «Ils nous ressemblent beaucoup. C’est ce qui rend ce qui s’est passé si choquant. La guerre n’est plus seulement quelque chose qui arrive aux peuples pauvres et éloignés ». Charlie D’agata, le reporter du CBS, a dit : «Ce n’est pas un pays qui a été une zone de conflit pendant des décennies comme Afghanistan ou Irak. C’est une ville civilisée et européenne“. Ces propos du journaliste américain ont suscité de vives réactions.

Le correspondant de Chicago Sun- Times Nader Issa a critiqué le reporter du CBS D’Agata avec ces propos : «CBC News a dénoncé le racisme aujourd’hui. Si c’est la version qu’il a choisi, le sens alternatif de la phrase serait : Ce sont des Blancs civilisés, pas des gens bruns non civilisés».

L’ONU a réagi aux politiques d’asile discriminatoires des pays européens. La porte-parole du HCR, Shabia Mantoo, a attiré l’attention sur les doubles standards pour les réfugiés et a déclaré : «Peu importe l’identité des réfugiés ou d’où ils viennent. Nous devons être un peu plus humains et compatissants». Le Haut-Commissaire de l’ONU pour les réfugiés, Filippo Grandi, a déclaré que l’Europe traite les demandeurs d’asile «inégalement» et que les pays de l’UE se font concurrence pour ne pas accepter les groupes d’immigrants en Méditerranée, mais ils accueillent généreusement les réfugiés ukrainiens.
 


Alger refoule une autre vague de 600 migrants au Niger
 
Plus de 600 migrants, originaires d’une dizaine de pays subsahariens, sont arrivés dans le nord du Niger après avoir été refoulés d’Algérie, qui n’a pas de procédure d’asile, rapporte l’AFP qui cite les autorités de Niamey. L’information a été confirmée par l’Organisation mondiale des migrations, qui n’a cependant pas donné de chiffres. C’est la deuxième fois ce mois-ci qu’un tel afflux de migrants africains sont refoulés d’Algérie.

Selon les autorités nigériennes, ils sont arrivés à pied il y a trois jours, à Assamaka, la ville du Niger la plus proche de la frontière algérienne : 669 migrants d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale refoulés d’Algérie.

Parmi eux surtout des hommes, mais également 14 femmes et 5 mineurs. Pour la plupart originaires du Mali et de Guinée, mais aussi du Burkina Faso, du Sénégal, de Côte d’Ivoire, de Gambie, du Soudan... Une dizaine de nationalités d’Afrique subsaharienne. Ce n’est pas la première fois que l’Algérie refoule des migrants. Mais c’est le deuxième afflux de cette ampleur en moins d’un mois au Niger. En juin dernier, l’ONG humanitaire Médecins sans frontières avait dénoncé « les traitements inhumains » infligés en Algérie à des migrants ouest-africains qui cherchaient à gagner l’Europe.
 








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