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International

Liban : Une « trahison » de Geagea derrière le retrait de Hariri


Rédigé par La rédaction le Mercredi 26 Janvier 2022

Sunnites et CPL accusent Samir Geagea d’avoir trahi Saad Hariri pour semer la zizanie au Liban et servir un agenda étranger.



Après l’annonce de l’ancien Premier ministre Saad Hariri de la suspension de sa participation à la vie politique locale, dénonçant au passage certains alliés qui l’auraient trahi, le dirigeant des Forces Libanaises (FL) a annoncé ce mardi qu’il “ne pouvait qu’exprimer” sa ” sympathie personnelle” à l’ancien Premier ministre, malgré plusieurs désaccords qui ont entaché la relation entre les FL et l’ancien premier ministre Saad Hariri.

Samir Geagea a également exprimé son souhait de coordonner son action politique avec le courant du futur qui a pourtant annoncé la suspension de sa participation à la vie politique après celle de l’ancien Premier minsitre et à celle de la communauté libanaise.

Ce discours du chef des Forces Libanaises a cependant été mal accueilli par les responsables de la communauté sunnite et notamment les députés du courant du futur.

Ainsi, des manifestants pro-Hariri rappellent que l’attitude du dirigeant des Forces Libanaises lors de l’épisode de la démission forcée de l’ancien ministre.

De source proche du Premier ministre, on estime ainsi que Samir Geagea tente juste de récupérer une partie de l’électorat sunnite avec le soutien de l’Arabie Saoudite alors que le calendrier électoral se rapproche avec les élections législatives prévues en mai prochain puis les élections présidentielles en octobre.

« Une personne malveillante »

Le député Walid Al-Barini, membre du Bloc parlementaire du futur, a décrit via Twitter Samir Geagea comme « une personne malveillante qui essaie de paraître attachée au Mouvement du futur et à tous les sunnites au Liban (…) alors que tous les événements passés ont prouvé qu’il était même impliqué dans une trahison envers le Mouvement du Futur ».

Pire encore pour Samir Geagea, certains manifestants qui sont présents dans les rues de Beyrouth depuis l’annonce du retrait de Saad Hariri rappellent que celui-ci reste reconnu coupable de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rachid Karamé, n’ayant bénéficié que d’une amnistie alors votée par le courant du futur.

Par ailleurs et par une série de Tweets, le dirigeant chrétien du Courant Patriotique Libre (CPL) Gébran Bassil s’en est indirectement pris à son homologue des Forces Libanaises Samir Geagea, l’accusant de vouloir mener à la guerre et d’avoir trahi Saad Hariri.

Gébran Bassil accuse ainsi Samir Geagea d’œuvrer pour un agenda étranger, trahissant son allié historique (Saad Hariri) ou encore incitant à la guerre civile, estimant que de son côté, il a œuvré pour empêcher qu’un nouveau conflit civil touche le Liban.

« Il y en a qui a accepté des sanctions pour empêcher la guerre civile, et il y en a qui s’est retiré pour éviter la guerre civile, mais il y en a qui est déterminé à déclencher une guerre et peu importe s’il trahit son allié dans le dos ou dénonce un accord de réconciliation historique ; l'important est de servir un agenda étranger et de prévoir des conflits au Liban » a-t-il accusé dans son tweet.

L'heure est désormais aux spéculations

A l'approche des législatives de mai prochain, la décision du chef du courant du Futur met dans l’embarras différents partis et alliés potentiels, comme le leader druze Walid Joumblatt, le président du parlement Nabih Berry, mais aussi le Hezbollah qui entretenait ces dernières années un modus vivendi avec l’ex-chef du gouvernement.

L'heure est désormais aux spéculations quant à une éventuelle décision de M. Siniora et de l'actuel Premier ministre, Nagib Mikati, de s'aligner sur la position de M. Hariri et de boycotter les législatives. L'ancien Premier ministre Tammam Salam, connu pour sa proximité avec M. Hariri, a déjà annoncé jeudi qu'il renonçait à briguer un siège au Parlement.

Les regards sont, en outre, rivés sur les députés et ténors du courant du Futur et leurs décisions concernant les législatives. A ce sujet, Ra'fat Naïm, conseiller de Bahia Hariri, députée de Saïda et tante de Saad Hariri, a confirmé au quotidien libanais L'Orient-Le Jour que celle-ci ne se présentera pas aux élections.

Lundi, c'est le Premier ministre qui s'était exprimé en premier, en affirmant que le retrait de Saad Hariri "constitue un moment triste pour le pays" et pour (lui) personnellement.

Walid Joumblatt avait estimé que cela "laisse le champ libre au Hezbollah et aux Iraniens". Quant au leader maronite pro-syrien Sleiman Frangié, il a estimé que le retrait de Hariri de l'arène politique "créera une opportunité pour les faibles qui recourront à une surenchère favorisant l'extrémisme".





Relance des négociations avec le FMI

Près d’un an après avoir été interrompues sur fond d’un différend concernant le chiffrage des pertes du secteur bancaire, les négociations avec le FMI ont repris depuis lundi dernier, après que le nouveau gouvernement Mikati III a unifié le chiffrage de ces pertes désormais estimées à 69 milliards de dollars. Cette relance intervient alors qu’au Liban, une nouvelle polémique est apparue concernant la répartition des pertes du secteur bancaire.

Selon Mohammed Zbeed, les déposants devraient ainsi supporter 55% soit l’essentiel des pertes soit 38 milliards de dollars. L’Etat et la Banque du Liban devraient supporter 26% de ces pertes et les actionnaires des banques seulement 19%, après que certains d’entre eux ont menacé de liquider leurs établissements.

Les comptes de moins de 150.000 USD devraient rester intacts selon le même journaliste sans toutefois spécifier un délai concernant la libération des fonds. Les décôtes ou haircuts devraient atteindre entre 40% à 75% selon le solde disponible.

 



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