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Sport

Le football national et le Coronavirus


Rédigé par Rachid MADANI le Vendredi 20 Mars 2020

Le monde se referme sur lui-même



Le football national et le Coronavirus
Le coronavirus vient de mettre le sport national en quarantaine. Il n’y a plus de matchs, il n’y a plus d’entrainements. Ce qui attire le plus d’attention, c’est le football. Après la quarantaine, la suspension du championnat pourrait être bel et bien envisagée. Personne ne peut imaginer des joueurs professionnels inactifs.

La réflexion sur leur avenir est à l’ordre du jour. Il est certes que les footballeurs marocains et les entraineurs sont très bien énumérés avec des mensualités, des primes de signatures fort alléchantes, avec des millions et des millions de centimes et parfois de dirhams. Les coachs des différentes sélections nationales et leurs proches collaborateurs gagnent plus que le chef du gouvernement et ses ministres et les députés des deux Chambres du Parlement.

 

Réfléchir sur l’avenir du joueur

Force est de constater qu’en dépit des avantages sur le plan pécuniaire, il est très urgent de réfléchir sur leur avenir. Ont-ils une couverture sociale, ont-ils une mutuelle, ont-ils une convention ? Le coronavirus est bien là au Maroc et si par malheur il touchera le sport et les compétitions, qu’en sera-t-il de l’avenir des footballeurs professionnels qui seront virés vers le chômage ? Au cas de l’inactivité, les composantes de l’effectif du club toucheront-ils des indemnités ou une partie de leurs salaires ? Si le Coronavirus a déjà touché le football européen, s’il y a le risque d’annuler championnat et coupe, la caisse de compensation ainsi que la caisse sociale du football s’activera pour le paiement des salaires et pourquoi pas pour la prise en charge des footballeurs.

 

Le football c’est le gouffre

Au Maroc, le football c’est le gouffre, le néant, le chemin sans issue. Quand le professionnel est actif, il gagne gros mais quand il cesse de taper sur un ballon, il est en marge de l’Histoire. Il est inadmissible de trouver à la capitale économique, deux ex internationaux Ghazouani et Chouh des buteurs de race ayant fait le bonheur du championnat marocain avec le TAS, les FAR, l’USK, l’IRT chauffeurs de taxis. Il est aussi regrettable de voir d’anciens grands footballeurs de la trempe de Laghrissi, Hamdi,Boudraâ terminer leur vie avec la retraite d’anciens militaires.
 
A Tanger, le triste sort de Settati, Mjidou et Hanch exige la réflexion. Il en est de même pour Lahcen Rubio et Abdelkader ex WAC de Tétouan qui chôment dans la ville.

La retraite et rien que la retraite avec n’importe quel salaire est un droit inconnu au football marocain
où les responsables n’en parlent pas.

 

  


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