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Monde

COVID-19 : 25 millions de chômeurs additionnels


le Dimanche 22 Mars 2020

Le COVID-19 perturbe à grande échelle les sphères de production et les rapports sociaux, mettant ainsi en péril la survie professionnelle de larges franges de la population mondiale.



Des millions de pertes d'emplois
Des millions de pertes d'emplois
Une première évaluation de l'impact du COVID-19 sur l'mploi dans le monde menée par l’Organisation internationale du Travail (OIT), indique que les conséquences seront de dimension biblique. Ils précipiteront des millions de personnes dans le gouffre du chômage, du sous-emploi et de la pauvreté.

Déjà, l’organisation internationale évalue à 25 millions le nombre de personnes qui pourraient perdre leurs emplois à cause de l’épidémie. Soit exactement la population marocaine en 1990. En guise de réponse à ce genre de situations, l’OIT préconise l’adoption de mesures urgentes et l’engagement d’actions coordonnées visant la protection des travailleurs sur leur lieu de travail, la relance de l’économie et de l’emploi, ainsi que le soutien aux emplois et aux revenus.

Ces mesures, telles que présentées par l’OIT, nécessitent l’élargissement de la protection sociale, le maintien des emplois par le biais d’un certain nombre de leviers dont, entre autres, le travail partiel, la promotion des congés payés, ainsi que par un allégement fiscal et financier profitant aux micros entreprises et aux PME et soutenant des secteurs économiques bien ciblés.

Des chiffres et des scénarios 
Fruits amers de l’expérimentation de scénarios différents concernant l’impact économique mondial du COVID-19 sur la croissance, les chiffres de la projection de l’OIT font état d’une hausse du chômage mondial entre 5,3 millions pour le scénario le plus optimiste et 24,7 millions pour le plus pessimiste. Et ce, au moment où le sous-emploi devrait lui aussi s’accroître de manière significative sous la mauvaise impulsion des conséquences économiques de l’épidémie qui se traduiront par des réductions significatives en termes de jours-hommes et de salaires.

La même tendance est à relever dans des pays en développement comme le Maroc où le travail indépendant joue un rôle d’amortisseur, précieux lorsqu'il s'agit d'atténuer l’impact des bouleversements. Cette forme d’emploi et d’entreprenariat qui est omniprésente chez nous, pourrait voir sa capacité d’absorption des effets sociaux des crises amoindrie, en raison des restrictions de mouvement auxquelles les populations sont actuellement confrontées. Exactement comme l'avaient prédits quelques chroniqueurs et experts avisés au début de l'actuelle crise, le coronavirus tuera en effet plus d'emplois et d'entreprises que d'hommes.  

En termes de pertes ou de réduction des revenus pour les travailleurs, les prévisions font état d’une fourchette tout aussi sombre et astronomique, allant de 860 milliards de dollars à 3,4 billions (3400 milliards) de dollars d’ici la fin 2020. Ce qui se traduira par une chute de la consommation des biens et des services plongeant le monde dans un cercle vicieux de récession. L’avenir s’annonçant incertain, un sursaut et quelques miracles s’imposent, notre salut en dépend.

N.Batije