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Afrique : La croissance moyenne prévue à 3,7% en 2024


Rédigé par L'Opinion avec MAP Jeudi 30 Mai 2024

La croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de l'Afrique devrait atteindre 3,7% en 2024, avant d'augmenter à 4,3% en 2025, ressort-il du rapport "Perspectives économiques en Afrique" de la Banque africaine de développement (BAD) dans son édition 2024.



"Malgré les défis mondiaux qui ont mis à l'épreuve les économies du monde entier, le continent africain devrait rester résilient. La croissance du PIB réel devrait atteindre 3,7% en 2024 et 4,3% en 2025, dépassant les 4,1% de 2022", précise ce rapport qui a été dévoilé jeudi lors d'une conférence tenue en marge des Assemblées annuelles 2024 de la BAD.

Intitulé "Impulser la transformation de l'Afrique : la réforme de l'architecture financière mondiale", le rapport indique que le rebond projeté de la croissance moyenne du continent sera mené par l'Afrique de l'Est (+3,4 points de pourcentage), l'Afrique australe et l'Afrique de l'Ouest (+0,6 point de pourcentage, chacun).

Ledit rapport fait également savoir qu'en 2024, 40 économies afficheront une croissance supérieure à celle de 2023. Pour 17 d'entre elles, la croissance projetée devrait dépasser 5% en 2024, tandis qu'en 2025, ce nombre pourrait passer à 24 suite à une accélération du rythme de la croissance.

Ce constat remarquable devrait permettre à l'Afrique de conserver son classement de 2023 comme deuxième région après l'Asie ayant la croissance la plus rapide, avec une croissance projetée pour 2024-2025, dépassant la moyenne mondiale de 3,2% en 2024.

Parallèlement, le rapport souligne l'hétérogénéité des perspectives de croissance en 2024-2025 dans les régions et les groupements économiques du continent, ce qui reflète les différences dans la structure des économies, la dépendance aux produits de base et les réponses des politiques nationales visant à atténuer l'impact de ces chocs.

Pour ce qui est de l'inflation, les perspectives en Afrique restent "sombres", le taux moyen devant passer de 17% en 2023 à 17,8% en 2024, avant de redescendre à 12,3% en 2025, relève la même source.

"L'augmentation prévue en 2024 reflète la persistance des prix élevés des denrées alimentaires et les déséquilibres entre l'offre et la demande sur les marchés alimentaires nationaux et mondiaux, ainsi que les prix élevés de l'énergie, affectant principalement les pays pétroliers nets", expliquent les auteurs du rapport.

Le caractère structurel de la vague actuelle de forte inflation a miné l'efficacité des outils de politique monétaire conventionnels tels que la révision des taux directeurs et nécessite une approche différente pour endiguer la marée, font-ils observer.

Concernant le déficit budgétaire, après une légère augmentation à 5% du PIB en 2023, il devrait reculer à travers le continent à 4,7% du PIB en 2024 et à 4,3% en 2025, selon le rapport qui indique que les positions budgétaires, quatre ans après l'apparition de la covid-19, reviennent lentement aux niveaux d'avant la pandémie, à mesure que les pays limitent leurs dépenses et mettent en place des mesures pour mobiliser les recettes.

Quant à la dette publique, elle est en baisse, mais reste supérieure aux niveaux d'avant la pandémie, ce qui souligne le poids du fardeau de la dette sur le continent. Le ratio moyen de la dette publique en Afrique, qui est passé de 54,5% du PIB en 2019 à 64% en 2020, s'est stabilisé à environ 63,5% entre 2021-2023 et devrait continuer à baisser pour atteindre environ 60% à partir de 2024, mettant ainsi fin à une tendance à la hausse persistante depuis une décennie. Les Assemblées annuelles de la BAD, dont les travaux se poursuivront jusqu'au 31 mai courant, permettront aux gouverneurs de la Banque de partager leurs expériences sur les progrès réalisés par leurs pays respectifs dans la transformation de leurs économies, les principaux obstacles rencontrés dans ce processus et les réformes clés entreprises pour les surmonter (ou au moins réduire au minimum leurs effets négatifs).

Ces gouverneurs exposeront aussi leur position face aux réformes proposées de l'architecture financière internationale et échangeront sur la manière dont le système financier mondial actuel a entravé le financement de leurs ambitions en matière de transformation structurelle.



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