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Sport

Affaire MCO / Ouaddou : Entre défi et provocation, Ouaddou est victime de ses propos et de son inexpérience


Rédigé par A. KITABRI le Dimanche 13 Décembre 2020



Finalement Abdeslam Ouaddou a occupé le banc de touche. Il a été présent face au Raja alors que des rumeurs l'avaient annoncé absent. Mais son attitude était différente de celle des deux matchs précédents. Il était trop calme...trop calme même. Très touché par l'événement désagréable dont il avait été le héros malgré lui. Le résultat du match face au Raja (3-0) a compliqué la situation.
 
Une première expérience mal entamée et mal vécue
 
Abdeslam Ouaddou vit très mal sa première expérience de coach. Il n'en gardera pas de bons souvenirs. Mais de telles expériences font partie de la formation continue.
Arrivé au MCO muni d'un projet à long terme, après les premiers jours d'amabilité et des mots doux, il a été vite confronté à la dure réalité, celle du terrain.
 
 Un caractère difficilement conciliable
 
 Sa franchise et son "direct" n'ont pas été acceptés. Ses critiques et la prise de position en faveur des intérêts des joueurs ont gêné la présidence du club. Sa communication à travers les réseaux sociaux a fini par enfoncer le clou d'autant plus qu'elle a fait réagir les supporters Oujdis et pas en faveur de l'équipe dirigeante.
 
Une ambiance toxique
 
Joignant l'acte à la parole, Abdeslam Ouaddou aurait pris à sa charge les frais de la première concentration du MCO pour montrer son implication au service du club.
Dès lors, l'ambiance est devenue toxique. La communication passe mal. Des clans se sont formés : les anti-Ouaddou et les pros-Ouaddou. L'équipe dirigeante mène bien sûr le clan des anti-Ouaddou. Mais elle a les mains liées. Elle ne peut licencier le coach. Elle devra verser des indemnités consécutives et conséquentes.
 
La riposte de la présidence
 
La première faille relevée dans le "système" Ouaddou est la présence dans le staff qu'il a ramené d'un entraîneur de gardien non certifié selon les règlements fédéraux et en conséquence inqualifiable pour exercer la fonction. Les dirigeants du MCO ont alors demandé à Ouaddou de se séparer de "son" adjoint. Le coach a décidé de le garder tout en prenant en charge son salaire. Il a informé le comité en signalant que "son" adjoint, chargé des gardiens de but, gardera sa fonction lors des entraînements mais ne sera pas présent sur le banc.
 
 Les faits de la discorde
 
C'est la goutte d'eau qui fait déborder la vase. S’ensuit alors un bras de fer entre les deux parties. La présidence du club a vu dans la position de Ouaddou un défi. La tension va monter d'un cran à la veille du déplacement à Casablanca pour affronter le Raja. Le déplacement est aérien. L'adjoint est dans la liste présentée par Ouaddou au club qui refuse de lui payer le billet d'avion. Ouaddou se charge du paiement. Le Comité n'apprécie pas. Il y voit un autre défi. Une fois à l'aéroport Mohammed V, la tension refait surface. L'adjoint imposé par Ouaddou est empêché de prendre place au sein de l'autocar chargé de ramener le groupe MCO à Casablanca. Le Comité avait pris la décision de ne pas l'inscrire sur la feuille de route officielle délivrée au conducteur. Celui-ci se charge de la besogne. Il en fait part à Ouaddou. Ce dernier exprime sa désapprobation et prend son téléphone pour filmer la scène. Il en est empêché. Une altercation a eu lieu. Selon le conducteur, Ouaddou l'aurait agressé physiquement. Il demande l'intervention des gendarmes qui interviennent. Un PV est établi. Le conducteur est emmené par le responsable du groupe MCO vers une clinique pour l'établissement d'un certificat médical. Une Commission disciplinaire a convoqué Ouaddou et le conducteur pour lundi.
 
Chercher la faute professionnelle pour se désengager sans frais
 
Il ne fait pas de doute que le Comité Oujdi a cherché délibérément la confrontation avec Ouaddou. Il a cherché la provocation de façon à trouver une porte de sortie lui permettant de résilier le contrat avec Ouaddou sans être dans l'obligation de lui payer des indemnités. Le comité s'est protégé afin d'éviter ce qui pourra être considéré comme licenciement abusif.
 
 
Ouaddou devra revoir sa communication
 
Quant à Ouaddou, il devra revoir sa façon de travailler. Il n'est plus joueur. Il est coach. Il ne doit être le porte-parole de personne sinon de lui-même. Il est est coach et non pas trésorier ou mécène. Il devra soigner sa communication. On peut être correct sans être intransigeant. On peut défendre ses principes sans tomber dans le populisme. Ouaddou devra s'inspirer de l'expérience des autres coaches.
 
 

  


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