Menu
L'Opinion
Lire GRATUITEMENT notre journal en PDF
L'Opinion
Facebook
Twitter
YouTube Channel
Instagram
LinkedIn

Actu Maroc

Abdellatif Maâzouz : l’innovation s’impose pour faire face à l’urgence climatique


Rédigé par S.A le Samedi 13 Novembre 2021

Le Maroc dispose aujourd’hui d’un cadre constitutionnel, politique et réglementaire sur le Climat, qui le hisse parmi les pays les plus performants en matière de transition climatique, a indiqué Abdellatif Maazouz, Président de la Région Casablanca-Settat, lors d’une table de Haut Niveau des Champions pour le Climat organisée, jeudi dernier, par le Fonds Mondial pour le développement des villes (FMDV).



Le Royaume a très vite compris les menaces et les enjeux liés à la transition Climat de nos modèles de sociétés, a souligné Maâzouz, ajoutant que «nos engagements Climat (CDN) sont clairs et ambitieux. Ils viennent d’être révisés à la hausse et leur concrétisation est suivie au plus haut niveau de l’Etat». C’est ce qui a valu au Maroc son classement dans le TOP 5 mondial en la matière, s’est-il félicité.
 
En effet, le pays dispose aujourd’hui d’un cadre constitutionnel, politique et réglementaire sur le Climat, qui permettent d’avoir de bons résultats en la matière. Grâce la vision du nouveau modèle de développement et la stratégie bas carbone à l’horizon 2050, les perspectives d’évolution sont encore plus prometteuses. «Ce cadre est combiné à une politique de régionalisation avancée, et de décentralisation effective, discutée avec les principaux acteurs de cette politique», a noté Abdellatif Maâzouz, faisant référence aux responsables des Régions et des villes.
 
Une politique qui ouvre au Maroc, selon le même interlocuteur, la possibilité de bénéficier d’une capacité à co-générer des programmes de soutien institutionnel, stratégique et technique pour l’intégration effective des collectivités territoriales dans la mise en œuvre de la politique climat nationale. C’est ainsi que le Royaume lancé, en mars 2021, le programme SISTIF (Programme de Soutien Institutionnel, Stratégique et Technique à l’Intégration, à la Préparation et au Financement de Projets Locaux et Régionaux Adaptés aux Changements Climatiques), a affirmé le président de la plus grande région du Royaume.
 
Ledit programme a mis en place une Cellule Climat, Infranationale, dont l’équipe professionnelle est partagée entre la DGCT les 2 associations nationales d’élus aux niveaux régional et communal (ARM et AMPCC), précise-t-on de même source. Il ajoute que le SISTIF est un véritable accélérateur pour trois volets fondamentaux à savoir :
 
- Disposer d’une stratégie nationale (bottom up) de coordination des acteurs nationaux, pour apporter des réponses Climat à dimension locale et régionale ;

- Installer une équipe d’experts en ingénierie de projet et financement Climat ; et

- Constituer un pipe de projets Climat locaux et régionaux pour les connecter aux financeurs Climat publics et privés.
 
Le programme se présente ainsi comme un hub national d’expertise financière Climat au service des collectivités, en vue d’organiser leurs projets et capter les financements en répondant aux standards Climat.
 
Relevant les défis de la crise Covid et les opportunités qu’elle présente, Maâzouz a affirmé l’impératif de l’innovation «en matière de collaboration multi-niveaux» pour faire la différence dans cette décennie de l’urgence climat.
 
«Le Royaume du Maroc exprime, comme toujours, sa volonté d’agir, et de partager ses expériences avec les Pays partenaires et amis, particulièrement sur notre continent, l’Afrique, pour tout ce qui favorise le développement durable et inclusif de nos populations», a fait savoir Abdellatif Maâzouz, avant de suggérer de mettre à profit les mois qui nous séparent de la Cop 27 pour partager et enrichir, avec les différents partenaires l’expérience SISTIF.
 
«Ce programme de renforcement des compétences en ingénierie Climat permet de positionner les élus et les administrations locales et régionales en experts et en pilotes de l’innovation pour la transition et la transformation sociétales», a expliqué Maâzouz avant de conclure qu’ «ensemble, nous devons le soutenir et l’implémenter à une grande échelle».