À la différence de figures comme Samir Nasri ou Karim Benzema, qui ont toujours revendiqué publiquement leur attachement à l’Algérie, s’affichant sans complexe avec le maillot national, Zidane a fait le choix du silence et de la mise à distance.
Et pourtant, lors de la CAN 2025 organisée au Maroc, le voilà pour la première fois aperçu dans les tribunes du stade Moulay-El-Hassan de Rabat. Non pas pour l’Algérie, mais pour son fils. Entouré de son épouse et de ses trois autres garçons, il n’avait d’yeux que pour Luca Zidane, nouveau gardien de la sélection algérienne.
Une sélection que Luca n’a rejointe qu’à quelques mois d’une échéance décisive, après avoir constaté — à son corps défendant — que ni la France ni l’Espagne ne pouvaient lui offrir ne serait-ce qu’un strapontin. À 27 ans, le temps des illusions était passé. C’était l’Algérie ou rien. Contraint et forcé, il finit par envoyer des signaux aux dirigeants du football du pays de ses grands-parents. Une qualification pour une phase finale de Coupe du monde représente une aubaine à ne pas laisser filer, quitte à endosser les couleurs d’un pays qu’il n’avait jamais évoqué, et dont il s’était toujours tenu à distance.
C’est donc en spectateur familial que Zidane père assiste aux matchs de son fils, désormais intégré à une sélection où évoluent de nombreuses stars internationales ayant choisi l’Algérie très tôt, par conviction ou par évidence sportive. Luca partage le vestiaire avec Riyad Mahrez, icône de Manchester City, artisan d’un triplé historique et figure majeure du football mondial. Il côtoie également Rayan Aït-Nouri, autre produit de l’élite anglaise, ainsi que la pépite montante Ibrahim Maza, surnommé « Mazadona » pour son génie précoce. Sans oublier Anis Hadj Moussa, Amine Gouiri, Aïssa Mandi, Smaïn Bennacer et Farès Chaïbi pour ne citer qu’eux. Il y a, aussi, Ramy Bensebaïni, Hicham Boudaoui, ou encore Youcef Atal et Amine Amoura, tous issus de l’école algérienne et aguerris dans des clubs européens de premier plan.
Pour Luca Zidane, qui évoluait jusque-là dans un club modeste de deuxième division espagnole, intégrer cette constellation relève d’un honneur immense. Il le doit en grande partie à son grand-père, Smaïl, resté profondément attaché à l’Algérie et à ses racines. C’est lui, selon Luca, qui l’aurait encouragé à frapper à la porte des Fennecs.
Quant à « Zizou », il n’a jamais vu d’un mauvais œil le choix de son fils. Des quatre garçons, Luca sera le seul à disputer une phase finale de Coupe du monde. Il l’encourage à affronter la concurrence, notamment celle d’Alexis Guendouz, gardien du MC Alger, absent de la CAN 2025 pour cause de blessure.
Mais dans les tribunes, le message reste clair. Aucun drapeau algérien, aucune écharpe, aucun signe d’adhésion. Pas un mot d’encouragement adressé aux Verts. Aucun déplacement à l’hôtel ou aux vestiaires. À l’issue du premier match face au Soudan, Zidane se contente d’un laconique « Bravo Lucas » publié sur X, comme si son fils disputait un sport individuel.
Par cette attitude — qu’on peut juger cohérente — Zidane envoie un message limpide : il est français, pleinement, exclusivement. Il refuse toute récupération, toute ambiguïté identitaire. Ce message, il l’avait déjà adressé à Abdelaziz Bouteflika le 13 décembre 2006, lorsqu’il fut décoré de la médaille « Al-Athir », la plus haute distinction algérienne, sans jamais avoir œuvré pour l’Algérie. Ce jour-là, il offrit au président non pas un maillot du Real Madrid, mais celui de l’équipe de France. Tout était dit.
Zinedine Zidane demeure fidèle à lui-même : entier, droit, sans double discours. Son fils, lui, joue pour l’Algérie non par patriotisme, mais par intérêt sportif — ce qu’il n’a d’ailleurs jamais cherché à dissimuler. Deux trajectoires, deux choix, deux rapports à l’Algérie. Et une constante : la cohérence assumée du père, quoi qu’on en pense.
Et pourtant, lors de la CAN 2025 organisée au Maroc, le voilà pour la première fois aperçu dans les tribunes du stade Moulay-El-Hassan de Rabat. Non pas pour l’Algérie, mais pour son fils. Entouré de son épouse et de ses trois autres garçons, il n’avait d’yeux que pour Luca Zidane, nouveau gardien de la sélection algérienne.
Une sélection que Luca n’a rejointe qu’à quelques mois d’une échéance décisive, après avoir constaté — à son corps défendant — que ni la France ni l’Espagne ne pouvaient lui offrir ne serait-ce qu’un strapontin. À 27 ans, le temps des illusions était passé. C’était l’Algérie ou rien. Contraint et forcé, il finit par envoyer des signaux aux dirigeants du football du pays de ses grands-parents. Une qualification pour une phase finale de Coupe du monde représente une aubaine à ne pas laisser filer, quitte à endosser les couleurs d’un pays qu’il n’avait jamais évoqué, et dont il s’était toujours tenu à distance.
C’est donc en spectateur familial que Zidane père assiste aux matchs de son fils, désormais intégré à une sélection où évoluent de nombreuses stars internationales ayant choisi l’Algérie très tôt, par conviction ou par évidence sportive. Luca partage le vestiaire avec Riyad Mahrez, icône de Manchester City, artisan d’un triplé historique et figure majeure du football mondial. Il côtoie également Rayan Aït-Nouri, autre produit de l’élite anglaise, ainsi que la pépite montante Ibrahim Maza, surnommé « Mazadona » pour son génie précoce. Sans oublier Anis Hadj Moussa, Amine Gouiri, Aïssa Mandi, Smaïn Bennacer et Farès Chaïbi pour ne citer qu’eux. Il y a, aussi, Ramy Bensebaïni, Hicham Boudaoui, ou encore Youcef Atal et Amine Amoura, tous issus de l’école algérienne et aguerris dans des clubs européens de premier plan.
Pour Luca Zidane, qui évoluait jusque-là dans un club modeste de deuxième division espagnole, intégrer cette constellation relève d’un honneur immense. Il le doit en grande partie à son grand-père, Smaïl, resté profondément attaché à l’Algérie et à ses racines. C’est lui, selon Luca, qui l’aurait encouragé à frapper à la porte des Fennecs.
Quant à « Zizou », il n’a jamais vu d’un mauvais œil le choix de son fils. Des quatre garçons, Luca sera le seul à disputer une phase finale de Coupe du monde. Il l’encourage à affronter la concurrence, notamment celle d’Alexis Guendouz, gardien du MC Alger, absent de la CAN 2025 pour cause de blessure.
Mais dans les tribunes, le message reste clair. Aucun drapeau algérien, aucune écharpe, aucun signe d’adhésion. Pas un mot d’encouragement adressé aux Verts. Aucun déplacement à l’hôtel ou aux vestiaires. À l’issue du premier match face au Soudan, Zidane se contente d’un laconique « Bravo Lucas » publié sur X, comme si son fils disputait un sport individuel.
Par cette attitude — qu’on peut juger cohérente — Zidane envoie un message limpide : il est français, pleinement, exclusivement. Il refuse toute récupération, toute ambiguïté identitaire. Ce message, il l’avait déjà adressé à Abdelaziz Bouteflika le 13 décembre 2006, lorsqu’il fut décoré de la médaille « Al-Athir », la plus haute distinction algérienne, sans jamais avoir œuvré pour l’Algérie. Ce jour-là, il offrit au président non pas un maillot du Real Madrid, mais celui de l’équipe de France. Tout était dit.
Zinedine Zidane demeure fidèle à lui-même : entier, droit, sans double discours. Son fils, lui, joue pour l’Algérie non par patriotisme, mais par intérêt sportif — ce qu’il n’a d’ailleurs jamais cherché à dissimuler. Deux trajectoires, deux choix, deux rapports à l’Algérie. Et une constante : la cohérence assumée du père, quoi qu’on en pense.






















