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Actu Maroc

Vague Omicron : Le Maroc blindé contre la pénurie des médicaments anti-Covid


Rédigé par Anass MACHLOUKH le Jeudi 13 Janvier 2022

Alors que la troisième vague continue sa propagation, la demande sur les médicaments anti Covid-19 ne cesse d’augmenter. Le Maroc dispose d’un stock assez important pour satisfaire les besoins grandissants, contrairement aux rumeurs. Détails.



Il ne s’agit pas de la première fois qu’on parle de pénurie des médicaments anti Covid-19 depuis le début de la pandémie. Durant des jours, plusieurs supports médiatiques ont fait état d’une pénurie qui aurait vidé les rayons des officines des remèdes utilisés dans le traitement des patients atteint du Covid-19, à savoir la Chloroquine, l’Azithromycine, le Zinc, la Vitamine C, le Paracétamol et l’Héparine. Après un court moment de silence, le ministère de la Santé et de la Protection sociale a fini par réagir, dans la soirée du 11 janvier, pour mettre fin aux rumeurs.

Des stocks disponibles

Pas de raison de paniquer puisque le marché demeure constamment approvisionné. C’est le message qu’a fait passer le ministère, qui a précisé que les stocks des médicaments inscrits au protocole de traitement des cas de Covid-19 sont largement disponibles et en mesure de satisfaire la demande.

En effet, les médicaments n’ont pas disparu des pharmacies comme d’aucuns l’auraient pensé. Comme la recrudescence de la pandémie, après l’apparition du nouveau variant Omicron, a subitement augmenté la demande, ceci a provoqué une surconsommation des traitements anti Covid-19.

Quelques ruptures de stock ont été signalées. Pour autant, il ne s’agissait que de cas particuliers qui concernaient, en grande partie, les médicaments anti-rhumes. Sur ce point, le ministère souligne que l’offre nationale est tellement diversifiée que les citoyens peuvent toujours trouver un médicament générique en cas de rupture d’une marque spécifique. «Il existe de nombreux médicaments génériques fabriqués localement qui peuvent combler cette carence», rassure le communiqué.

La production nationale en marche

La disponibilité des stocks demeure assurée par une production nationale importante, sachant que l’azithromycine, par exemple, est fabriqué localement par trois laboratoires, selon Bouchra Meddah, Directrice du Médicament et de la Pharmacie au sein du ministère de la Santé (voir trois questions à …).

Les stocks de médicaments font l’objet d’un suivi permanent par les autorités compétentes. Cette mission, rappelle le ministère, incombe à l’Observatoire National de Contrôle des Médicaments et des Produits Sanitaires. A ce titre, les laboratoires producteurs sont tenus, en vertu d’une circulaire ministérielle qui date du 18 mars 2020, de «fournir les médicaments et produits de santé nécessaires avec un stock de sécurité réglementaire pour une période de trois mois pour les sociétés pharmaceutiques industrielles et un mois pour les distributeurs ».

Comme la question de la disponibilité des stocks ne se pose pas, les pharmaciens sont appelés, en cas de rupture, à faire appel à leurs distributeurs ou, le cas échéant, à prendre contact avec l’Observatoire National des Médicaments. Pour leur part, les distributeurs sont appelés à assurer la livraison des médicaments de manière équitable aux pharmacies pour garantir leur disponibilité aux citoyens dans les différentes régions du pays.


Anass MACHLOUKH

3 questions à Bouchra Meddah



« Le circuit de distribution du Molnupiravir est en cours de préparation »

 
Bouchra Meddah, Directrice du Médicament et de la Pharmacie au ministère de la Santé, a répondu à nos questions sur la disponibilité des médicaments anti Covid-19 et l’approvisionnement du marché national.


- Dernièrement, on parle d’une pénurie de médicaments anti Covid- 19, avez-vous reçu des réclamations dans ce sens ?

- Dans le cadre du suivi permanent du stock des médicaments qui font partie du protocole thérapeutique du Covid-19, le ministère de la Santé a procédé à une opération d’évaluation des stocks à l’échelle nationale. Cette opération a été effectuée par l’intermédiaire de l’Observatoire National de Contrôle des Médicaments et des Produits Sanitaires. À l’issue de ces opérations, il s’est avéré qu’il n’y a aucune rupture de stock ni pour les remèdes anti-rhumes, ni pour tous les médicaments qui font partie du protocole thérapeutique. C’est-à-dire l’azithromycine, la vitamine C, le Zinc et le Paracétamol. C’est le cas également pour l’Héparine, un médicament anticoagulant donné aux patients du Covid-19 pris en charge en réanimation. Ce produit est d’une valeur vitale et heureusement qu’il est produit au Maroc.


- Concernant les médicaments anti rhumes, y a-t-il eu des ruptures ?

- Des inspections ont été dépêchées sur place auprès de plusieurs officines pour s’assurer de la disponibilité des stocks. Le seul médicament qui a manqué de façon sensible sur le marché est l’»Ibuprofène sirop», prescrit aux enfants qui ont des syndromes de rhume. Ceci est dû à une surconsommation subite au cours des dernières semaines puisque, je le rappelle, c’est un anti- inflammatoire.

Le ministère de la Santé a contacté le laboratoire fabriquant qui va relancer le produit sur le marché après en avoir fabriqué une quantité importante. En tout cas, en cas de pénurie, on recourt soit aux médicaments génériques, soit à la procédure d’importation d’urgence.


- Concernant le “Molnupiravir”, quand est-ce qu’il sera disponible dans les pharmacies ?

- Dès que nous avons reçu le premier lot de ce traitement, nous l’avons inscrit dans le protocole thérapeutique. Afin de garantir sa disponibilité dans les pharmacies le plus tôt possible, nous sommes en cours d’élaboration d’une feuille de route pour définir un circuit de distribution.

 

Recueillis par A. M.