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Actu Maroc

Une "école de guerre économique" ouvre ses portes à Rabat


Rédigé par AB le Mardi 6 Août 2019

Une meilleure surveillance de l’environnement pour une plus grande compétitivité

C'est une première au Maroc. Un groupe éducatif espagnol lance, à Rabat, une école de guerre économique, dès le mois de septembre 2019.



Pour son ouverture, l'École de Guerre Economique (EGE) propose aux professionnels un Master en Management Stratégique et Intelligence Économique, destiné aux entrepreneurs, aux employés du secteur privé, de la fonction publique ou des entreprises publiques. "Une expérience professionnelle sera requise, probablement huit ans", indique à L'Opinion Ali Moutaib, directeur de programme de l'EGE, soulignant qu'à l'avenir, l'école "pourrait accueillir d'autres catégories comme les bac+5".  
 
Côté pédagogie, le master exécutif de l'EGE proposera une formation diversifiée sur les thématiques liées à l'intelligence économique, dans des modules comme la veille stratégique, la protection de données, la communication d'influence, la géopolitique, la géoéconomie etc. "C'est un enseignement qui permet aux acteurs économiques de surveiller, protéger et analyser les informations, d'acquérir un avantage comparatif par rapport à un marché tout en se protégeant de la concurrence", explique Ali Moutaib. 
 
D'après ce lauréat de l'EGE Paris, l'importance de ces connaissances pour les entreprises marocaines réside dans le fait qu'une "grande partie des transactions commerciales se fait désormais par l'intervention de plusieurs acteurs, étatiques ou privés, nationaux ou internationaux". Dans un contexte marqué par la mondialisation des marchés, l'EGE s'engage, donc, à fournir à ses futurs lauréats une formation compatible avec la logique et les enjeux de la mondialisation pour les entreprises, adaptées aux besoins et caractéristiques du marché marocain, et par extension, africain.   
 
En temps des grandes interrogations sur le nouveau modèle de développement pour le Maroc, l'école s'attend à accueillir des professionnels de "tout type d'entreprises opérant dans des secteurs stratégiques, comme celui de l'énergie, par exemple", annonce Moutaib, en énumérant: "les grands groupes de multinationales qui ont besoin de mener une veille stratégique, et même les PME qui, au Maroc, peinent à s'orienter vers l'export en absence d'une capacité à créer un réel tissu compétitif à cette fin". Ainsi, l'EGE cible les entreprises publiques qui opèrent dans l'industrie, l'agriculture, ou qui emploient des ressources, ainsi que tous les groupes qui mènent des activités régies par le droit international.

Amline DERKAOUI