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Sport

Un prérequis pour se remettre sur les rails

Magazine


Rédigé par Map le Mardi 5 Janvier 2021

Des écoles dédiées au water-polo



Un prérequis pour se remettre sur les rails
La création d’écoles dédiées au water-polo, dès le bas âge, est une nécessité pour la promotion de ce sport au Maroc, qui tente, tant bien que mal, de se frayer un chemin vers de meilleures performances et drainer davantage de pratiquants.

Manque d’installations dédiées à cette discipline
Faute d’infrastructures adéquates, les poloïstes marocains prennent leur mal en patience dans l’attente de l’ouverture d’écoles réservées uniquement à la pratique du water-polo, séparément des autres disciplines liées à la natation.

«Sur une soixantaine de clubs de natation au Maroc, seulement une dizaine pratiquent le water-polo», a constaté, non sans amertume, le vice-président de la Fédération Royale Marocaine de Natation, Aziz Alaoui Rachidi. La cause est le manque d’installations dédiées au water-polo, a-t-il expliqué, en espérant voir ce sport bénéficier du développement que connait le Maroc en termes d’infrastructures. «En tant que fédération, nous travaillons pour que cette discipline soit dissociée de la natation de course. Il faut créer des écoles de water-polo proprement dites», at-il confié à la MAP, notant qu’il s’agit de deux chemins différents.

Aujourd’hui, tous les poloïstes émanent de la natation, alors qu’ils devaient faire normalement leur parcours depuis le bas âge dans une école de water-polo, a dit M. Alaoui Rachidi, qui a recommandé de «rompre ce cercle et créer un chemin propre aux poloïstes». 

L’infrastructure actuelle ne permet pas la réalisation de ce rêve, mais avec le développement des piscines dans toutes les villes du Maroc, il sera possible d’instaurer cette logique, a-t-il espéré.

Intérêt particulier aux catégories inférieures
M. Alaoui Rachidi a assuré que la fédération s’attelle à la mise en place de modules de formation dédiées aux écoles de water-polo, relevant que l’instance fédérale fournit un effort considérable afin de hisser le niveau du water-polo marocain, via les formations organisées au profit des entraineurs et les différents regroupements et stages de l’équipe nationale.

La Fédération Royale Marocaine de Natation a également accordé un intérêt particulier à la catégorie des U16 afin de préparer les poloïstes de l’avenir, a ajouté M. Houat, notant que dans la catégorie des U19, le Maroc s’était classé 3ème dans le dernier championnat arabe tenu en 2019.

M. Houat s’est dit convaincu que les joueurs professionnels évoluant à l’étranger qui ont rejoint l’équipe nationale de waterpolo «aideront la sélection nationale à signer de bons résultats dans l’avenir».

Les meilleurs joueurs marocains qui s’étaient illustrés durant les années 1960 étaient, notamment, Bouchaib Belhoucine Islah, Abdelhadi Berrada, Taib Fechtali, Hamid Benhlal, Mustapha El Baz, avant que d’autres joueurs ne viennent porter le flambeau durant la décennie 1970-1980, à leur tête Abdelaziz Karouch.

Par ailleurs, la première participation internationale de l’équipe marocaine de waterpolo remonte à 1957, à l’occasion des Jeux arabes organisés au Liban.

Formation des entraîneurs
Les formations des entraîneurs sont en cours depuis déjà quatre ans, a renchéri, de son côté, le Directeur technique national, Youssef Houat, faisant savoir qu’elles sont données sous l’encadrement d’un expert de la fédération internationale de natation. Le manque d’infrastructure adéquate demeure, toutefois, le seul obstacle devant le développement du water-polo au Maroc, a-t-il affirmé. «Quand l’actuel bureau fédéral a pris ses fonctions en 2014, le championnat national de water-polo était au point mort pendant deux ans», a rappelé M. Houat, indiquant que l’objectif à l’époque était de mettre en place un projet de formation dédié aux jeunes. «Nous nous préparons au lancement d’écoles fédérales dans trois villes, à savoir Casablanca, Fès et Rabat, lesquelles devaient ouvrir leurs portes en avril dernier, mais leur inauguration a été reportée en raison du covid-19», a-t-il dit, ajoutant qu’une quarantaine de jeunes (garçons et filles) âgés de 10 à 14 ans bénéficieront des formations dispensées par ces écoles

Rachid MABOUDI (MAP)