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International

Tremblement de terre : Plus de 16.000 morts et des dizaines de milliers de blessés


Rédigé par L'Opinion Jeudi 9 Février 2023

Le violent séisme qui a frappé, lundi, la Turquie et la Syrie a fait près de 16.000 morts dont presque 13.000 en Turquie, alors que le nombre des blessés a déjà atteint quelque 65.000.



Les secours en Turquie et en Syrie poursuivent jeudi leurs efforts dans un froid glacial pour rechercher des rescapés dans les décombres, les chances de survie s'amenuisant trois jours après le séisme qui a déjà fait près de 16.000 morts.

Les 72 premières heures sont cruciales pour retrouver des survivants, plus de 90% des rescapés étant secourus au cours de cette fenêtre, rappelle Ilan Kelman, chercheur en catastrophes naturelles à l'University College de Londres (UCL).

Alors que les excavatrices s'affairent jour et nuit, la nouvelle chute des températures rend les conditions de vie infernales pour ceux des rescapés qui n'ont nulle part où aller.
Dans la ville turque de Gaziantep, les températures ont chuté jeudi à -5°C tôt dans la matinée.

Des gymnases, des mosquées, des écoles et des magasins ont accueillis des rescapés pour la nuit. Mais les lits restent rares, et des milliers de personnes passent leurs nuits blotties à l'intérieur de voitures ou dans des abris de fortune.

Des équipes de secours internationales continuent également d'affluer vers la Turquie pour contribuer aux opérations de sauvetage, plus récemment depuis la Chine, la Russie, l'Ukraine, l'Albanie, le Bangladesh et l'Arménie. Cela s'ajoute à l'élan de solidarité internationale avec la poursuite de l'envoi d'aide humanitaire en Turquie pour alléger les souffrances des personnes touchées par le tremblement de terre.
 
Plus de 100.000 personnes mobilisées
 
Les États-Unis d'Amérique ont annoncé pour leur part que le porte-avions "USS George Bush" était en route vers la Turquie pour répondre à d'éventuelles demandes de soutien, avec le déploiement de plus de 150 personnels de recherche et de sauvetage.

De son côté, le gouvernement turc a annoncé la mobilisation de plus de 100.000 personnes des équipes gouvernementales de santé, de sécurité et de secours sur le terrain pour poursuivre la recherche de survivants et l'exhumation des corps des victimes.

Le tremblement de terre, survenu lundi à 04H17 locales (01H17 GMT) à une profondeur d'environ 17,9 kilomètres, a provoqué l'effondrement de plusieurs bâtiments dans les localités turques de "Kahramanmaraş", "Gaziantep", "Adana", "Malatya", "Diyarbakir", "Sanliurfa" et "Osmaniye".

Douze heures après cette première secousse violente, un autre séisme a frappé au nord de la ville de Gaziantep avec quasiment la même intensité et à proximité de l'épicentre du premier tremblement de terre, ce qui a aggravé le bilan de la catastrophe.

Le président Recep Tayyip Erdoğan a déclaré un deuil officiel pour une période de sept jours et l'état d'urgence dans les zones touchées pendant trois mois.

En Syrie voisine, qui a également subi les contrecoups du terrible tremblement de terre, notamment à Alep, Idlib, Lattaquié, Hama et Tartous, le nombre de victimes s'est élevé à plus de 2.000 morts et près de 4.000 blessés, avec la difficulté de déterminer le nombre réel de victimes étant donné les conditions difficiles dans lesquelles le pays vit depuis plus d'une décennie.

La Société de la Croix-Rouge de Chine (SCRC) a envoyé jeudi matin une équipe de secouristes avec son premier lot de fournitures médicales en Syrie afin d'aider le pays touché par le séisme dans les opérations de secours.

La SCRC a envoyé ces fournitures à la demande de l'ambassade de Syrie et du Croissant-Rouge syrien, qui permettront de répondre aux besoins de 5.000 personnes.

Après que les forts séismes ont frappé lundi la Turquie et la Syrie, la SCRC a fourni au Croissant-Rouge turc et au Croissant-Rouge syrien 200.000 dollars en espèces chacun à titre d'aide humanitaire d'urgence. La SCRC a indiqué qu'elle se tiendra informée des exigences humanitaires dans les zones frappées par la catastrophe dans les deux pays et a promis d'offrir une aide humanitaire au mieux de ses capacités.

 

Arrestations après des critiques sur la réponse du gouvernement

La censure frappe la Turquie trois jours après le terrible séisme. Mercredi, Twitter est devenu inaccessible sur les principaux fournisseurs de téléphonie mobile turcs, sur fond de multiplication des critiques en ligne visant la réponse du gouvernement au tremblement de terre qui a touché le pays et la Syrie.

Les journalistes de l’AFP n’ont pas pu accéder à ce réseau social en Turquie. L’organisme de surveillance de la gouvernance de l’internet netblocks.org a souligné que l’accès à Twitter était restreint «via plusieurs fournisseurs d’accès Internet en Turquie». «La Turquie a une longue histoire de restrictions avec les réseaux sociaux lors d’urgences nationales et d’incidents de sécurité», a ajouté l’organisme.

Ces derniers jours, les réseaux sociaux sont inondés de messages de personnes qui se plaignent d’un manque d’efforts de secours et de recherches des victimes dans leurs zones, en particulier à Hatay.

Le principal leader de l’opposition, Kemal Kilicdaroglu, a aussi critiqué la lenteur de l’arrivée des secours, rapporte la BBC tenant Erdogan pour responsable. 12 personnes ont été arrêtées par la police après les critiques contre le gouvernement.

Recep Tayyip Erdogan, qui s’est rendu à Kahramanmaras dans la province d’Hatay (sud), l’une des plus touchées située à la frontière syrienne, a reconnu des manques dans la réponse apportée au séisme. «Bien sûr, qu’il y a des lacunes, il est impossible d’être préparé à un désastre pareil», a concédé le chef de l’État.