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Transport maritime : Un levier important pour renforcer les échanges avec les pays africains


Rédigé par Hajar LEBABI le Lundi 5 Octobre 2020



Transport maritime : Un levier important pour renforcer les échanges avec les pays africains
Le ministère de l’Économie, des Finances et de la Réforme administrative s’intéresse au transport maritime avec les pays africains. Dans une étude réalisée par la Direction des études financières et des prévisions intitulée «Transport maritime de marchandises sur le front atlantique de l’Afrique : du Maroc au Nigeria», le ministère aborde les défis de l’intégration régionale à travers le développement et la promotion du transport maritime.

L’étude relève que la contribution de l’Afrique au commerce maritime est encore faible, car elle ne représente que 5,7% du trafic maritime mondial. Cette part n’est pas à la mesure de son potentiel. L’Afrique dispose d’un littoral qui donne accès à quatre fronts de mer : l’Atlantique, l’océan Indien, la mer Rouge et la Méditerranée. Ils regroupent ainsi 38 pays, représentant plus de 70% des pays du continent.

Pour surmonter cette situation, l’étude a identifié un certain nombre de défis et de leviers qui pourraient contribuer à renforcer l’intégration régionale et soutenir la stratégie de transformation structurelle des économies des pays.

La première mesure consiste à renforcer la coopération portuaire et maritime. Ce levier contribuerait à mobiliser les ressources humaines et techniques, et à échanger des connaissances et des expériences pour permettre à tous les pays de la région de bénéficier des avantages compétitifs acquis dans certains domaines. À cet égard, l’étude suggère de concrétiser la coopération par un observatoire régional du transport maritime pour rendre le flux d’informations sur l’activité maritime fluide et transparent.

Le deuxième point repose sur la numérisation des ports. Il n’est pas nécessaire que tous les pays disposent d’infrastructures portuaires géantes, mais ils doivent investir dans des systèmes d’information innovants pour suivre les évolutions technologiques nécessaires. Ceci dans le but d’améliorer la qualité des services maritimes, et  d’augmenter l’attractivité des ports pour l’investissement privé.

La troisième mesure s’occupe de la gestion efficace du trafic portuaire. Les pays de la région devraient développer de nouvelles approches maritimes à travers la mise en place de groupes portuaires dédiés à des secteurs spécifiques, pour accroître la compétitivité, améliorer la répartition efficace du trafic et réduire les coûts et les retards.

Ensuite, il est question de l’affrètement partagé. L’utilisation conjointe des navires permettra de réduire les coûts de transport des marchandises, notamment à travers les dépenses de l’administration maritime, qui comprend l’équipement, l’armement, l’entretien et la réparation des navires. Sans parler des frais d’assurance.

La dernière recommandation concerne la connectivité multimodale. Ceci afin que les ports jouent pleinement leur rôle de levier majeur du développement des économies. Ce comprend également l’intégration régionale, le développement de l’interconnexion entre les routes, les chemins de fer et les ports de différents pays. Cette recommandation est d’une grande importance, et au sein de chaque pays, la liaison intermodale des ports aux zones logistiques doit être renforcée.

Hajar LEBABI