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Tourisme : La perle du Souss, pas aussi veinarde qu’il n’y parait


Rédigé par Kenza Aziouzi le Vendredi 21 Août 2020

Vu les recettes peu satisfaisantes, les professionnels du tourisme de la ville d’Agadir ont connu une maigre consolation en cette période de crise. Si la situation reste en état stationnaire, le secteur va bientôt devoir rendre les armes.



Tourisme : La perle du Souss, pas aussi veinarde qu’il n’y parait
 
Alors que L'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) estime que la pandémie avait déjà coûté, de janvier à mai, 320 milliards de dollars au secteur touristique, les pertes ne cessent de se poursuivre.
 
Bien que l’on pourrait croire que la ville d’Agadir soit la plus cotée cet été, malgré la pandémie, et étant donné l’interdiction de déplacement vers plusieurs villes du royaume, le secteur du tourisme de la perle du Sud souffre toujours autant, et a subi beaucoup de pertes.
 
En effet, depuis l’arrivée de la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus, le nombre des arrivées et des nuitées continue sa chute dans la région Souss-Massa.
 
Des prévisions peu rassurantes
 
En 2020, la région Souss-Massa a compté le premier semestre de l’année courant, 211 487 arrivées, contre 523 686 l’année précédente, soit 312 199 d’écart. En ce qui concerne les nuitées, le nombre est de 1 005 624 en 2020, contre 2 364 624 en 2019.
 
En général, que cela concerne les hôtels, résidences ou villages, les arrivées des touristes ont baissé de plus de la moitié entre l’année 2019 et 2020. Idem pour le nombre de nuitées qui a connu une chute incroyable.
 
52% des hôtels sont fermés suite à l’arrivée de la pandémie, 22% sont ouverts et 26% sont réservés au corps médical.
 
D’après le tableau de prévision, communiqué par la CRT, si la pandémie dure jusqu’en décembre, le total des pertes en termes de nuitées, transport, circuits, et perte des dépenses, s’élèvera à 2.229.432.424 Dhs.
 
Bien que cette pandémie ait douloureusement affecté ce secteur et cruellement affaibli l’entreprise touristique et hôtelière, le CRT estime que c’est aussi une opportunité historique pour revoir la structure de l’industrie touristique.
 
Une nouvelle réforme du secteur
 
Suite à plusieurs débats entre les différents présidents des CRT du Maroc, des visioconférences avec les professionnels du tourisme et des institutions et fédérations concernées, et aussi, une synthèse du travail effectué par l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT) et la Confédération Nationale du Tourisme (CNT) et autres organismes concernés, un rapport a été établi et fait ressortir plusieurs recommandations.
 
Le CRT fait appel à un renforcement du secteur par la création d’un Institut Public de langues étrangères de grande qualité, l’achat ou location ou affrètement de vols Charter via les compagnies, ou encore, la sécurisation des fréquences aériennes par des accords avec des compagnies lowcost.
 
Dans la liste figurent, une mise à niveau des écoles Hôtelières et des Instituts de formations hôtelières existantes, la création d’un Institut en technologie du tourisme e-tourisme, et celle d’un centre de formation d’animateurs de tourisme.
 
Par ailleurs, le CRT demande également un accompagnement en formation et modules financiers en faveur des startups spécialisées en tourisme, et une numérisation de tous les services de l’hôtellerie et développement du Digital.
 
Ayant un grand rôle à jouer, les CRT estiment qu’ils doivent être dotés d’une autonomie morale et d’une autonomie financière qui lui permettront de mener à bien leurs missions et d’assurer une coordination efficace avec le Ministère de tutelle, avec la CNT et l’ONMT.

  


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