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Sport

Tennis : L’Argentin Schwartzman et sa belle saison


Rédigé par M. BELAOULA le Vendredi 4 Décembre 2020

Malgré le Covid-19, c’est une saison faste pour certains joueurs qui se sont mis sur les devants de la scène



Tennis : L’Argentin Schwartzman et sa belle saison
Pour l’Argentin, Diego Schwartzman, la saison 2020 restera, de loin, la meilleure de sa carrière où il s’est invité sur le devant de la scène, après avoir passé plusieurs années dans l’ombre. Désormais, il s’est frayé une place dans la cour des grands en faisant partie du Top 10 mondial.

Ce sont les fruits d’une année majeure où le compatriote du regretté Diego Maradona, même s’il n’a pas gagné de tournois, s’est permis le luxe de franchir un grand palier pour marquer d’une pierre blanche sa belle saison. Là où il a joué sa première finale de Masters 1000, première demie en Grand Chelem, première apparition dans le Top 10, première participation au Masters…

En gladiateur à Rome
Certes il a disputé trois finales en 2020, mais la plus performante reste celle qui l’a vu affronter Novak Djokovic, à Rome. En jeune gladiateur, Diego a réalisé un parcours euphorique où il a, notamment, battu Rafael Nadal, une grande première là aussi, en deux sets (6-2, 7-5), puis Denis Shapovalov à l’issue d’un match riche à rebondissements (6-4, 5-7, 7-6). Son seul regret, reste le fait d’avoir buté contre le numéro 1 mondial au moment de franchir la dernière marche.

Une première à Roland
Encore sur les délices de son périple romain et avec un moral gonflé à bloc, Schwartzman a enchaîné avec le Grand Chelem parisien où il a été impitoyable avec ses adversaires jusqu’en quart de finales pour sortir son meilleur match en éliminant l’Autrichien et finaliste en titre, Dominic Thiem, à l’issue d’un duel épique (5h08) qui compte parmi les moments forts de Roland-Garros 2020. Bien qu’il a été battu par Rafael Nadal (6-3, 6-3, 7-6) aux portes de la finale, Diego est, très certainement, celui qui a le plus mis l’Espagnol en difficulté au cours de sa quinzaine exceptionnelle à la Porte d’Auteuil où, pour la première fois, il accède en demi-finale d’un tournoi de Grand Chelem.

La cerise sur le gâteau
Une telle performance qui va lui donner des ailes pour aspirer à une place au Masters de Londres. Il était parmi les derniers prétendants pour aller chercher sa qualification au Masters de Paris-Bercy avec une place en quarts devant le futur vainqueur, le Russe Daniil Medvedev. C’est la cerise sur le gâteau pour le natif de Buenos Aires qui termine sa saison au milieu des huit meilleurs joueurs de l’année en arrachant le dernier billet au bénéfice de sa fin de saison en boulet de canon. Même s’il n’a pas brillé lors de la phase des poules, en compagnie de Djokovic, Medvedev et Zverev, le fait de se retrouver à la table des Maîtres doit, bien sûr, être considéré comme une performance remarquable.

Repères
Diego au chevet des défavorisés
Pendant le confinement, Diego Schwartzman a apporté son aide à plusieurs initiatives solidaires. Il a ainsi répondu favorablement à l’appel de l’ancien joueur de NBA Manu Ginobili qui, avec Seamos Uno (« Nous ne sommes qu’un »), avait pour objectif de fournir de la nourriture et des kits d’hygiène à des personnes défavorisées vivant en banlieue de Buenos Aires. L’Argentin a, aussi, participé à deux compétitions virtuelles destinées à lever des fonds pour des œuvres caritatives.
L’autosatisfaction…
Avant le Masters, Diego Schwartzman a reconnu qu’il avait réalisé une saison 2020 meilleure que ce à quoi il aspirait : «Au début de l’année, je voulais me rapprocher du Top 10, et pourquoi pas l’intégrer. C’était mon objectif, et je ne pensais pas à Londres. Quand le circuit a repris, après plusieurs mois d’arrêt, je n’étais pas dans ma meilleure forme les trois ou quatre premières semaines, et je ne pensais toujours pas à Londres il y a deux mois. Mais après, tout allait bien et je jouais de mieux en mieux, semaine après semaine. Et après Rome, je me suis dit : OK, si je fais un bon résultat à Roland-Garros, j’ai la possibilité d’être à Londres et dans le top 10». C’est ce qu’a été réalisé.