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Monde

Syrie : Raids israéliens sur Damas, plusieurs morts


le Jeudi 23 Juillet 2020

Cinq combattants pro-Iran ont été tués dans des frappes israéliennes au sud de Damas, qui ont fait aussi onze blessés parmi lesquels sept soldats.



Syrie : Raids israéliens sur Damas, plusieurs morts
Selon l’OSDH, des missiles israéliens ont ciblé lundi soir des dépôts d’armes ainsi que des positions militaires du régime syrien et de milices alliées pro-Iran au sud de la capitale syrienne, tuant «cinq paramilitaires étrangers».

«Les forces aériennes de l’ennemi israélien ont lancé plusieurs missiles ayant traversé le plateau du Golan occupé vers le sud de Damas», avait indiqué plus tôt l’agence officielle syrienne Sana, citant une source militaire.

«Nos défenses anti-aériennes ont été enclenchées et ont intercepté la plupart» des missiles, a ajouté l’agence, précisant que l’attaque avait fait «sept blessés parmi les soldats» et des dégâts matériels. Selon l’OSDH, deux de ces sept blessés syriens sont dans un état critique et quatre combattants non syriens ont aussi été blessés. Des correspondants de l’AFP à Damas ont fait état de puissantes explosions lundi soir.

Sollicitée par l’AFP, l’armée israélienne a répondu qu’elle ne commentait pas ce type d’informations.

Depuis le début du conflit en Syrie en 2011, Israël a menédes centaines de frappes aériennes contre les forces de Damas mais aussi contre celles de l’Iran et de groupes pro-Téhéran, comme le Hezbollah libanais notamment, qui combattent aux côtés du régime du président Bachar al-Assad.

Israël confirme rarement les détails de ses opérations militaires en Syrie voisine mais ne cesse de répéter qu’il poursuivra ces attaques tant qu’il y aura une présence iranienne sur le territoire syrien qu’il considère comme une menace pour l’Etat hébreu.

La Turquie restera en Syrie

La Turquie maintiendra une présence militaire dans le nord de la Syrie «jusqu’à ce que le peuple soit libre», a déclaré mardi le président Recep Tayyip Erdogan, critiquant les «soi-disant» élections qui s’y sont récemment déroulées.

«Nous continuerons de rester dans ce pays jusqu’à ce que le peuple syrien, notre voisin et frère, retrouve la liberté, la paix et la sécurité», a déclaré M. Erdogan lors d’un discours à Ankara.

La Turquie a mené depuis 2016 trois incursions militaires dans le nord de la Syrie pour combattre le groupe Etat islamique (EI) et la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG).

Dans le nord de ce pays déchiré depuis 2011 par une guerre civile, Ankara appuie militairement des groupes rebelles opposés au président syrien Bachar al-Assad.

Ces zones sont soumises à l’influence d’Ankara en raison de sa présence militaire, mais aussi et surtout à cause de leur dépendance économique envers la Turquie.

Les autorités de la province d’Idleb, ultime grand bastion jihadiste et rebelle, ont ainsi commencé le mois dernier à remplacer la livre syrienne, en chute libre, par la monnaie turque dans les transactions courantes.

Dans son discours mardi, M. Erdogan a aussi vivement décrié les «soi-disant» élections législatives organisées dimanche en Syrie, un scrutin qualifié lundi de «truqué» par Washington.

«C’est quoi, ces élections ? Où sont les pays qui se disent démocratiquement avancés ? A l’ONU, personne ne dit: « Qu’est-ce que vous êtes en train de faire ? », les gens votent les mains liées», a lancé le président turc.

Erdogan a aussi affirmé quela Turquie «suivait de près» la situation en Libye, où Ankara soutient le gouvernement de Tripoli face aux forces du maréchal Khalifa Haftar, appuyées notamment par l’Egypte, la Russie et les Emirats arabes unis.

Signe des fortes tensions, le Parlement égyptien a approuvé lundi une possible intervention armée en Libye si les forces du gouvernement de Tripoli, appuyées par Ankara, continuent leur avancée vers l’est du pays.

«Que personne ne prenne ses désirs pour des réalités, nous ne le permettrons pas», a déclaré Erdogan, sans toutefois mentionner explicitement l’Egypte.

 

  


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