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Monde

Signes de ralentissement en Europe et aux Etats-Unis

Covid-19


le Lundi 13 Avril 2020

La pandémie du coronavirus poursuit sa sinistre progression, mais des signes de ralentissements apparaissent dans ses plus grands foyers.



Signes de ralentissement en Europe et aux Etats-Unis
Les mesures de confinement semblent commencer à donner des résultats dans certains pays en Europe, telles la France et l’Italie, où le rythme des décès journaliers ralentit. Mais en Espagne on enregistre un rebond du nombre des décès quotidiens.

Le Covid-19 a déjà tué plus de 112.500 personnes dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, un chiffre qui a doublé en un peu plus d’une semaine.

Avec un total de 71.664 morts, pour 758.770 cas selon le dernier décompte du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), le Vieux Continent est le plus durement touché par la pandémie.

Baisse des décès en France et en Italie, hausse en Espagne

Mais le nombre quotidien de morts montre des signes de repli depuis plusieurs jours dans certains des pays les plus affectés, en Italie, en France.

L’Italie a annoncé dimanche sa journée la moins meurtrière en plus de trois semaines, avec 431 morts en 24 heures (près de 20.000 morts au total). Depuis le 19 mars, le chiffre quotidien dépassait systématiquement 500 morts. La France constate aussi «une très légère baisse» du nombre de patients en réanimation pour le quatrième jour consécutif, ainsi que du nombre de décès en une journée à l’hôpital (310 morts contre 345 la veille) pour un total de 14.393 morts. Le président Emmanuel Macron, qui doit s’adresser aux Français lundi, envisage néanmoins une prolongation du confinement au moins jusqu’au 10 mai.

En Espagne, troisième pays le plus endeuillé du monde (16.972 morts), le bilan quotidien a en revanche rebondi après trois jours consécutifs de baisse. Malgré tout, nombre d’Espagnols reprennent lundi le chemin du travail : les entreprises non es-sentielles rouvrent après deux semaines d’»hibernation» économique.

Face à la crainte d’un rebond des contagions, le gouvernement espagnol a annoncé qu’il allait distribuer 10 millions de masques aux personnes obligées d’emprunter les transports publics pour retourner travailler.

La maladie n’épargne pas non plus les puissants : le Premier ministre britannique Boris Johnson, 55 ans, s’en est sorti, de son propre aveu, de justesse.

«Tout aurait pu basculer» pour lui, a-t-il dit dans une vidéo publiée par ses services, à sa sortie de l’hôpital où il est resté une semaine, dont trois jours en soins intensifs. L’épidémie a tué plus de 10.000 personnes au Royaume-Uni.

Ralentissement aux Etats-Unis

Les Etats-Unis recensaient dimanche 1.514 nouveaux décès dus au coronavirus en 24 heures, un chiffre en repli pour le second jour consécutif, selon un décompte quotidien de l’université Johns Hopkins.

Cette université américaine de médecine, dont les bilans font référence, avait recensé 1.920 nouveaux morts samedi et 2.108 vendredi. Les Etats-Unis sont le pays le plus touché par le Covid-19 avec plus de 22.000 décès et au moins 555.000 cas confirmés.

La situation est particulièrement grave dans l’Etat de New York, épicentre de la maladie avec plus de 9.000 morts, dont près de 7.000 dans la seule ville de New York.

«On ne voit pas de baisse importante, c’est juste une stabilisation», a nuancé dimanche le gouverneur de l’Etat, Andrew Cuomo.

L’économie américaine pourrait redémarrer graduellement en mai, a estimé dimanche l’expert en chef de la Maison Blanche Anthony Fauci, tout en restant très prudent alors que la pandémie de coronavirus semble approcher de son pic aux Etats-Unis.

Sur CNN, le docteur Anthony Fauci a dit espérer voir «d’ici la fin du mois» des signes permettant de «redémarrer prudem-ment et en sécurité» dans certaines régions du pays.

Fin mars, le président Donald Trump avait assuré qu’il «adorerait» voir une partie des Etats-Unis sortir du confinement pour les célébrations de Pâques.

Mais, dimanche, le pays restait à l’arrêt et de nombreuses églises étaient désertes en raison des restrictions mises en place pour endiguer l’épidémie qui a fait plus de 21.000 morts, le pire bilan mondial, et contaminé près de 550.000 personnes.

«C’est une peste comme notre pays n’en a jamais vu, mais nous gagnons la bataille, nous gagnons la guerre», a affirmé le président Donald Trump dans un message vidéo de Pâques sur Twitter.