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Actu Maroc

Santé et sécurité, les mots d’ordre pour une bonne reprise des activités économiques


Rédigé par Kenza Aziouzi le Jeudi 11 Juin 2020

Afin de contribuer à l'effort de lutte contre la propagation du nouveau coronavirus dans les lieux de travail, un accord de partenariat avec l'Institut national des conditions de vie au travail (INCVT) et le Collège national des médecins du travail (CONAMET), a été signé le jeudi à Rabat, par le ministère du Travail et de l'Insertion professionnelle.



Présidée par le ministre du Travail et de l'Insertion professionnelle, Mohamed Amekraz, la cérémonie de signature a été l'occasion pour les membres des organisations professionnelles des employeurs et employés les plus représentatifs et les cadres du ministère, de mettre en place un cadre de partenariat établissant les moyens de coopération en matière d'amélioration du niveau de santé, de sécurité et des conditions de vie au travail.
 
Des mesures pour une activité professionnelle sûre 
 
Prévu initialement pour une période de deux mois, cet accord tripartite vise principalement à répondre aux interrogations des employeurs et salariés via la plateforme numérique "Allô 2233" mise en place à cet effet par le ministère, de même qu'il prévoit la possibilité d’organiser, durant le mois de juin, de webinaires avec des experts autour des « mesures réalistes pour lutter contre la propagation de la Covid-19 en faveur d'une activité professionnelle sûre ». Conformément au protocole pour la gestion du risque de contamination par la Covid-19 dans les lieux de travail mis en place par le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’économie numérique et le ministère du Travail et de l’Insertion professionnelle, l'accord de partenariat met à disposition les moyens de fournir une assistance technique et médicale relative à la gestion des mesures de prévention et de sécurité. Dans une déclaration à la presse, M. Amekraz a souligné que cet accord de partenariat vient couronner un travail de longue haleine qui a impliqué les secteurs gouvernementaux concernés, et les organisations professionnelles des employeurs et employés les plus représentatifs, expliquant qu'il s'agit de fédérer les efforts des cadres du ministère et ceux de l'Institut national des conditions de vie au travail et du Collège national des médecins du travail en faveur de la protection des salariés et des entreprises en ces circonstances exceptionnelles.
 
Le ministre a également rappelé que l'approbation, dernièrement, par le conseil du gouvernement du projet de politique nationale sur la santé et la sécurité au travail, qui sera mis en œuvre en partie, dans un cadre de collaboration notamment entre les départements ministériels et les associations de la société civile. Pour le directeur de l'Institut national des conditions de vie au travail (INCVT), Abderrazak Laâlej, la convention signée s'inscrit dans les efforts déployés pour compléter un certain nombre de mesures prises via entre autres le protocole pour la gestion du risque de contamination par la Covid-19 dans les lieux de travail qui a été élaboré par le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’économie numérique et le ministère du Travail et de l’Insertion professionnelle.
 
Les médecins de travail sont mobilisés
 
Ce nouveau cadre de collaboration et de synergie permettra de réunir les experts et médecins du travail pour œuvrer ensemble dans les milieux de travail en faveur du bien-être des salariés et des entreprises, au vu de ces circonstances exceptionnelles marquées par la pandémie, a poursuivi M. Laâlej. Le président du Collège national des médecins du travail, Tariq Essaid, a de son côté rappelé que « le médecin du travail est, selon la législation du travail, la pierre angulaire pour la promotion de la santé et de la sécurité au travail et pour favoriser des conditions de travail saines afin de protéger le salarié de toutes les maladies qui pourraient être contractées dans le milieu du travail ».
 
Après avoir mis en avant les missions du médecin du travail en termes de conseil, de sensibilisation et d'information, M. Essaid a expliqué que dans le cadre de ce présent accord, « une première liste de 26 médecins volontaires, issus des huit associations qui forment le Collège, seront mobilisés aux côtés des cadres du ministère, ce qui constituera le point de départ pour une action commune en tant que levier pour la mise en œuvre de la politique nationale sur la santé et la sécurité au travail récemment approuvée ». Le projet de la politique et du programme national de santé et de sécurité au travail a été présenté jeudi dernier par M. Amekraz, lors du conseil de gouvernement réuni par visioconférence, sous la présidence du Chef de gouvernement, Saad Dine El Otmani. Ce projet s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre les engagements du programme gouvernemental relatif à la promotion de la santé et sécurité au travail et de l’accomplissement par le Royaume de ses engagements internationaux résultant de la ratification de la Convention internationale du travail n°187 sur le cadre promotionnel pour la sécurité et la santé au travail, adoptée par l’Organisation internationale du Travail (OIT) en 2006.