Menu
L'Opinion
Lire GRATUITEMENT notre journal en PDF
L'Opinion
Facebook
Twitter
YouTube Channel
Instagram
LinkedIn

Monde

Russie-Syrie : La coopération économique pour contrer les sanctions occidentales


le Mardi 8 Septembre 2020

Bachar al-Assad a reçu lundi une délégation russe de haut rang. A l’ordre du jour, contrer les sanctions occidentales par la coopération économique.



Russie-Syrie : La coopération économique pour contrer les sanctions occidentales
Le président syrien Bashar al-Assad a reçu une délégation russe de haut rang dirigée par le vice-Premier ministre russe Yori Borisov. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, attendu à Chypre par la suite, a rejoint lundi à la délégation arrivée la veille et emmenée par le vice-Premier ministre Iouri Borissov, selon l’agence de presse syrienne Sana.

La délégation a rencontré le président Assad qui a souligné la «détermination» de son gouvernement «à poursuivre le travail avec les alliés russes» pour mettre en œuvre les accords bilatéraux et assurer «le succès des investissements russes en Syrie», selon la présidence syrienne

Les participants ont évoqué la possibilité de nouveaux accords «dans l’intérêt des deux pays et qui permettraient d’alléger les répercussions des sanctions» contre la Syrie, a ajouté la présidence.

Depuis plusieurs mois, l’économie syrienne est en chute libre. La crise a été accentuée par les sanctions de la loi «César», adoptées par Washington à la mi-juin et venues se greffer aux sanctions déjà imposées par les Occidentaux. Ces mesures en vigueur depuis des années visent des responsables du régime, mais concernent aussi l’économie, avec notamment des restrictions sur les importations syriennes, le secteur pétrolier ou les transactions bancaires. En conférence de presse lundi, Borissov a évoqué un futur accord pour élargir la coopération économique et commerciale, soumis à l’étude des responsables syriens.  

Il espère sa signature avant la fin de l’année, à l’occasion d’une nouvelle visite à Damas.

Briser le blocus économique

L’accord comprend plus de 40 projets, principalement pour la reconstruction et la réhabilitation des centrales électriques en Syrie. Un accord a également été conclu sur le début de l’extraction de pétrole de la mer syrienne. La délégation effectuera une visite de suivi en décembre prochain.

«L’isolement économique de la Syrie et l’adoption de la loi César (...) ne permettent pratiquement pas d’attirer les investissements vers l’économie syrienne», a déploré Borissov. «C’est un blocus économique que nous cherchons à briser par nos efforts communs».

La guerre n’a pas empêché des entreprises russes d’investir ces dernières années dans les secteurs pétrolier, gazier et minier syriens. 

Elles ont ainsi remporté des contrats, notamment pour la construction de minoteries et de stations de pompage d’eau.

Une entreprise russe a obtenu en 2019 une concession de 49 ans pour la gestion et l’expansion du port commercial de Tartous (nord-ouest). 

Un an plus tôt, elle avait obtenu une concession de 50 ans pour investir et extraire le phosphate dans la région centrale de Palmyre

Le président russe Vladimir Poutine avait effectué en janvier dernier une visite surprise à Damas, son premier déplacement dans la capitale syrienne depuis le début du conflit en 2011. Sous l’égide de l’ONU, un comité rassemblant des représentants de Damas et de l’opposition planche sur une révision de la constitution. Les Nations unies espèrent que ce processus ouvrira la voie à un règlement politique du conflit. 

«Les membres du comité constitutionnel décideront s’ils veulent amender la constitution actuelle ou en produire une nouvelle», a averti lundi durant la conférence de presse le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem. «Dans les deux cas, le résultat sera soumis à un référendum». 

  


Dans la même rubrique :
< >

Mardi 24 Novembre 2020 - 22:34 Etats-Unis : Enfin, Trump jette l’éponge