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Reprise de l'économie : La sécurité des travailleurs passe avant tout


Rédigé par Saâd JAFRI le Mardi 5 Mai 2020

La reprise de l’économie nationale, tout comme le dé-confinement, sont pour très bientôt, mais il faut faire gaffe à ne pas plonger dans une deuxième vague de propagation.



Reprise de l'économie : La sécurité des travailleurs passe avant tout
Lors de la sixième réunion du Comité de Veille Economique (CVE) qui s’est portée sur l’évaluation de la situation économique et financière globale du Maroc, les grandes lignes d’un plan de relance global, qui se décomposera secteur par secteur, ont été ébauchées. Le ministre des Finances, Mohammed Benchaâboun, avait indiqué que chaque secteur économique aura un plan de démarrage propre, dont le format et le contenu seront modulés en tenant compte de ses caractéristiques et spécificités. Ces plans de relance sectoriels seront ensuite soumis à l’appréciation du Comité qui veillera à la cohérence de l’ensemble. Qui dit, relance des activités, dit réouverture des entreprises. Ainsi, lors desdites réunions, la première chose à laquelle doit réfléchir sérieusement le CVE, doit concerner les mesures de sécurité et de santé au travail, pour empêcher les risques d’une deuxième vague de propagation.

Bien penser le dé-confinement

Dans une conjoncture où la pression monte sur les différents pays en vue d’un assouplissement des mesures de confinement pour limiter les effets dévastateurs du Covid-19, l’OIT appelle donc les gouvernements à intervenir afin de prévenir le Coronavirus au travail. « L’application de mesures de sécurité et de santé au travail est indispensable pour à la fois protéger la vie des travailleurs, de leurs familles et des populations qui les entourent, assurer la continuité du travail et la survie économique », a déclaré Guy Ryder, Directeur général de l’OIT. « Aujourd’hui, la sécurité et la santé de l’ensemble des travailleurs sont primordiales », a-t-il rappelé. En effet, la négligence de cet aspect peut donner des résultats catastrophiques. Les multiples déclarations de El Youbi, qui précisent que les entreprises encore opérationnelles en cette période de confinement obligatoire sont devenues des lieux de contamination par excellence, corroborent bien cette hypothèse. Mais le pire à craindre en ces temps de crise, peut venir des sites industriels autorisés à fonctionner, notamment les usines, qui ne veillent pas au respect des mesures préventives qui protègent leurs employés et endiguent ainsi la propagation du virus. Dans le processus du dé-confinement et pour un retour au travail que compte mettre en place les pouvoirs publics, il est essentiel que tous les employeurs procèdent à une évaluation des risques. Il s’agit de s’assurer que les locaux respectent dès le départ des critères très stricts en matière de sécurité et de santé afin de minimiser le danger pour les travailleurs d’être exposés au Covid-19, précise l’OIT.

Il faut à tout prix éviter une deuxième vague

En l’absence de ces vérifications, l’OIT met en garde sur « le risque bien réel d’une résurgence du virus dans les différents pays ». Pour l’institution onusienne, la mise en place des mesures nécessaires minimisera ainsi les risques d’une deuxième vague de contaminations contractées sur le lieu de travail. « Alors que nous sommes confrontés à une maladie contagieuse, c’est la façon dont nous protégeons celles et ceux qui vont au travail qui doit, de manière très claire, dicter la manière dont nous assurons la sécurité des populations et la solidité de nos entreprises à mesure que la pandémie évolue », a affirmé le Directeur général de l’OIT.

Quid des travailleurs de l’informel ?

L’un des points auquel il faut également consacrer un long travail de «brainstorming», est celui de la reprise de l’activité des travailleurs et des commerces les plus vulnérables, notamment ceux opérant dans l’informel, les travailleurs migrants et les travailleurs domestiques. Cette catégorie, touchée de plein fouet par la crise sanitaire, attend impatiemment de revenir au travail. Après tout, bien que les aides de 1200 Dh, octroyées par l’Etat sont applaudis et appréciés, le constat et qu’elles ne couvrent nullement les besoins de ces personnes. Dans ce sens, l’OIT souligne qu’outre la formation sur les mesures de sécurité et de santé au travail, les autres mesures spécifiques pour ces personnes comprennent la mise à disposition gratuite d’équipements de protection individuelle quand cela est nécessaire. Cette catégorie de travailleurs pourra donc reprendre son activité plutôt que prévue, tout en restant protégés.

Saâd JAFRI

  


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