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Rentrée scolaire : En attendant les pluies, déluge de dépenses !


Rédigé par Hamid YAHYA le Mardi 5 Septembre 2023



Rentrée scolaire : En attendant les pluies, déluge de dépenses !
Après la pause estivale, adieu les vacances, bonjour la rentrée. Le retour à la vie active et aux préoccupations du quotidien s’annonce toujours difficile. En effet, le mois de septembre est celui de la rentrée économique, sociale et politique.

C’est la rentrée scolaire qui constitue, avec le Ramadan et l’Aïd El Kébir, l’une des périodes de l’année où les ménages sont confrontés à d’importantes dépenses. C’est assurément la période où le citoyen se retrouve plus que jamais coincé entre le marteau de dépenses exceptionnelles et l’enclume des frustrations financières inhérentes à l’actuelle période de crise qui semble s’installer dans la durée. 

Mais ce qui compte, c’est de satisfaire les exigences de sa progéniture confrontée elle aussi aux tentations d’un consumérisme galopant. Après le mois sacré, les vacances donc et leur lot de dépenses inhabituelles, survient l’inévitable rentrée scolaire à laquelle on n’est jamais suffisamment préparé. Pour remplir une «choukkara», les « pauvres » parents sont obligés de se soumettre à une véritable gymnastique comptable avec son lot d’arbitrages serrés entre les dépenses nécessaires et celles facultatives, urgentes et non urgentes.

Le tout dans un marché des fournitures scolaires marqué par une explosion inédite des prix. Dans le monde rural, le tableau est encore plus déprimant. Imaginez un «fellah» qui a quatre ou cinq enfants ayant atteint l’âge de la scolarisation. Que doit-il faire ? A quel saint doit-il se vouer ? Lui, dont le sort est lié à la pluie alors que nous sommes en pleine période de sécheresse!

À ce niveau, les arbitrages en matière de dépenses peuvent avoir des répercussions encore plus dramatiques qu’en milieu urbain, puisque nombre de parents démunis n’ont d’autre choix que celui, catastrophique, de déscolariser leurs enfants.

Donc, à la ville comme à la campagne, les parents, ceux des couches populaires les plus vulnérables notamment, n’ont aucune alternative que celle de faire face, bon gré mal gré, au surendettement de leur ménage... Et comme le malheur des uns fait souvent le bonheur des autres, les propriétaires des librairies et des magasins de fournitures scolaires, après un long congé forcé, reprennent leur travail avec grand plaisir, exagérant au passage les effets de la crise sur les prix de leurs marchandises pour mieux gonfler leurs tarifs et par la même leurs gains. Avis donc aux services concernés par la régulation et le contrôle des prix, ce secteur d’activité quoique saisonnier mérite également votre vigilance.



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