
Entre-temps, les mesures prises pour préserver le cheptel national et permettre sa reconstitution dans les plus brefs délais se poursuivent. Pour l'instant, celles-ci ont permis de préserver 3 millions de femelles reproductrices et 3,5 millions d'ovins mâles.
Pour ce qui est des bovins, on en compte 3 à 3,2 millions de têtes. Un nombre toujours en dessous de la moyenne habituelle avec une baisse estimée à 30%. Il en est de même pour les camelins, il y en a 150.000 têtes. Leur effectif a diminué de près de 30% par rapport à la moyenne. Cela est dû au manque de pâturage à cause de la succession des années de sécheresse.
Par contre, les vaches laitières grimpent, leur nombre s'élève à 750.000 têtes, soit un effectif plus important par rapport à 2022.
En gros, le gouvernement a continue de prendre des mesures incitatives pour reconstituer le stock national, dont le maintien de la suspension des droits d'importation des bovins et de la TVA qui s'ajoutent au soutien financier accordé aux éleveurs.
Jusqu'à présent, 11 milliards de dirhams (MMDH) ont été mobilisés sous forme de subventions directes aux éleveurs. Celles-ci servent à l'achat du bétail, l'entretien des femelles reproductrices. Il s'agit également d'un moyen de réduire les dettes des éleveurs et de faciliter les campagnes de vaccination... Les petits éleveurs en sont les principaux bénéficiaires.
Selon les données livrées par Al Bouari, 90% des éleveurs d'ovins et caprins ont moins de 50 têtes, 74% en possèdent moins de 20 têtes et 93% des éleveurs de bovins élèvent moins de 10 têtes.