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Actu Maroc

Réalisations gouvernementales : Lahcen Haddad réagit aux propos d’El Othmani


Rédigé par Hajar Lebabi le Mercredi 3 Février 2021

Si El Othmani n’a épargné aucun effort pour défendre son gouvernement malgré ses nombreuses failles, les députés, notamment ceux de l'Istiqlal, n’ont pas tardé à réagir.



Retard dans la livraison du premier lot de vaccins, relance économique qui piétine, grogne sociale qui s’amplifie… sont autant d’indicateurs qui témoignent de l’échec du gouvernement à gérer la crise du Covid-19. Pourtant, le chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani, a essayé, à la première Chambre, de défendre le bilan de sa majorité.

Le chef du gouvernement a défendu les réalisations du Maroc en matière de gestion de la pandémie, critiquant le discours «pessimiste» qui, selon lui, était néfaste pour le pays. Dans son discours devant la Chambre des Représentants, lundi, El Othmani a déclaré qu’il y a «des frères qui ont accusé le gouvernement d’impuissance, et certains d’entre eux ont exigé sa démission», leur demandant ainsi de présenter «des excuses auprès des Marocains».

Les députés argumentent

Pourtant, si les députés dénoncent les mille et une tares de l’Exécutif, c’est principalement parce que toutes les propositions se sont heurtées à l’entêtement d’un gouvernement prisonnier des querelles intestines qui minent sa propre majorité.

Dans ce sillage, et en réponse au propos du chef de gouvernement, le député istiqlalien Lahcen Haddad n’a pas manqué de pointer du doigt les nombreuses failles du gouvernement. «Suivant l’article 100, basé sur le principe de corrélation entre la responsabilité et la reddition des comptes, seuls le parlement et les citoyens sont habilités à évaluer les réalisations du gouvernement», s’insurge le député. «Les ministres ne cessent de dire que ces failles existent depuis des années, chose que nous considérons comme une tentative de fuir leurs responsabilités». « Pour encourager la production nationale, il faut établir des lignes directives pour assurer la compétitivité et la qualité, et mieux se positionner », insiste le député istiqlalien.

Concernant la sécurité alimentaire, «le Plan Maroc Vert, qui certes, comprend plusieurs de points positifs, s’engageait à réaliser 60 millions de quintaux de céréales en période de sécheresse. Ce fut le cas l’année dernière, et pourtant, nous n’avons réalisé que 30 millions de quintaux,. Le gouvernement ne nous a toujours pas expliqué la raison», a-t-il martelé, avant d'interroger l'Exécutif sur le sort des 100 milliards de DH investis pour assurer l'efficacité de ce projet. «Nous avons également beaucoup entendu parler du «Made in Morocco», chose que nous encourageons. Ceci dit, il est nécessaire d’effectuer plusieurs efforts en matière de financement et de gestion, afin d’avoir un véritable label et d’établir ce qu’on appelle le «nation branding». Dans ce sens, nous pouvons nous inspirer d’autres pays, comme la Turquie ou la Malaisie», a suggéré M. Haddad.


  


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