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Actu Maroc

Rapatriement des MNA marocains : Plus de 50 enfants ont pris la fuite


Rédigé par Siham Mdiji le Dimanche 15 Août 2021

Plus de 50 mineurs non accompagnés (MNA) se sont évadés d’un centre sportif où ils séjournaient pour éviter leur rapatriement vers le Maroc qui a débuté vendredi13 août 2021, a rapporté le média espagnol « Córdoba ».



Rapatriement des MNA marocains : Plus de 50 enfants ont pris la fuite
Suite à un accord conclu entre les autorités marocaines et espagnoles, plus de 700 MNA, entrés à la nage dans la ville occupée les 17 et 18 mai dernier, seront rapatriés vers un centre pour mineurs à Martil près de Tétouan.

Cependant, plusieurs tentatives d'évasion et quelques altercations ont eu lieu depuis le début de l’opération de rapatriement, a fait savoir Córdoba, ajoutant que plus de 50 personnes ont pris la fuite, samedi dernier, du centre sportif Santa Amelia qui accueillait quelques 234 MNA marocains.  

La même source a précisé que les transferts se font par groupes de quinze, à l'exception des enfants « vulnérables » qui sont, pour le moment, exempts de retour dans leur pays d’origine.

Ces retours, a ajouté le journal, ont engendré de nouveaux affrontements entre les membres du parti Podemos et du parti socialiste. Le premier considère que ladite opération pourrait se caractériser par « des violations des droits des enfants étrangers en Espagne », tandis que le deuxième estime que cette décision est  « courageuse et progressiste ».

Il convient de noter que d’après El Faro de Ceuta, un premier groupe de mineurs marocains a quitté, vendredi, le centre sportif de Santa Amelia où ils étaient accueillis pour rallier le Maroc via le passage de Tarajal, ouvert exceptionnellement pour cette opération. L’objectif, selon le quotidien, est de garantir le regroupement familial ou la remise à une institution de tutelle marocaine.

« Ce transfert ait été rendu possible est un geste historique et il est désormais clair que les relations avec le Maroc ont changé depuis cette rupture effective en mai », commente le quotidien qui évoque « une implication directe » des ministres de l’Intérieur des deux pays, Fernando Grande-Marlaska et Abdelouafi Laftit.