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Rabat : Les débrouillards sauvent la mise grâce à Aïd Al Adha


Rédigé par Kenza AZIOUZI le Mardi 28 Juillet 2020

La célébration de Aïd Al Adha est une aubaine pour les débrouillards. A Rabat, les métiers informels saisissent l’occasion pour reprendre l’activité.



Rabat : Les débrouillards sauvent la mise grâce à Aïd Al Adha
Une fête qui réunit les proches et retisse les liens de la famille, une journée où on vient en aide aux plus démunis, où la rancœur laisse place à la compassion. A l’approche de la fête du mouton, certains s’emparent de l’occasion pour arrondir leurs fins de mois, qui s’avèrent être très difficiles ces derniers temps, à cause de la pandémie du nouveau Coronavirus. 

La fête des débrouillards

La fête du mouton fait non seulement le bonheur des familles mais aussi celui des petits métiers informels, qui, pour récolter un peu d’argent, font découvrir à certains qu’ils sont aiguiseurs de couteaux, transporteurs, ou encore vendeurs de charbon. 

Les premiers bénéficiaires sont les transporteurs. En effet, plusieurs camionnettes ou pick-up se garent près des marchés et des troupeaux, et offrent la course à un prix, quelque fois, très élevé. Certains cèdent, quand d’autres préfèrent organiser des co-voiturages entre voisins. La solidarité entre les habitants du même quartier triomphe assez souvent en ce genre d’évènements.

D’ailleurs, dans le grand quartier populaire Yaâcoub El Mansour, les jeunes se préparent la veille de l’Aïd pour rassembler les outils et tout ce qu’il faut pour être fin prêts le jour J. Chacun contribue avec le matériel dont il dispose, avant de s’installer dans les ruelles, et répondre aux besoins des voisins. Chacun sa spécialité, quand l’un est aiguiseur de couteau, l’autre se voit brûleur de tête de mouton. En guise de remerciement pour le service, ces derniers offrent un peu d’argent. De quoi aider les jeunes en cette période critique.

Un peu plus loin, on peut remarquer les vendeurs de charbon et de bottes de foin, ou encore d’épices qui s’installent sur le bord des routes ou à la sortie des marchés.

Par ailleurs, les spécialistes des viandes sont également très sollicités. Les rues des quartiers de la capitale se voient animées par les habitants, attendant au pas de la porte le passage d’un boucher. Ainsi, le jour de la célébration, les bouchers font le tour des maisons pour égorger les moutons, selon le rituel d’abattage musulman. Le prix du service varie selon le poids de la bête.  

Le respect des mesures sanitaires avant tout

Cette année bien particulière impose des mesures sanitaires à respecter rigoureusement pour le bon déroulement des choses. « Il faut doubler de précaution cette année, bien que l’on puisse recevoir un revenu modeste qui peut nous aider en ces temps difficiles, il ne faut pas pour autant négliger les mesures barrières », confie Khalid, un boucher. En ce sens, le ministère de l’Intérieur avait pris une série de mesures pour l’organisation de l’opération de sacrifice dans le cadre de la lutte contre la propagation du Coronavirus. Le ministère a indiqué que des autorisations seront délivrées par les autorités locales aux bouchers professionnels et saisonniers et que ceux-ci seront soumis à des tests de Covid-19, en coordination avec les autorités sanitaires compétentes. Ils seront également dotés d’outils et produits susceptibles de garantir le respect des mesures préventives en vigueur, comme les masques de protection, les produits antiseptiques et les désinfectants. 

Kenza AZIOUZI 

  


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