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Régions

Quand la sardine s’invite quotidiennement

Safi / Ramadan


Rédigé par Fouad BENJLIKA-(MAP) le Lundi 4 Mai 2020

Les Safiots entretiennent une longue histoire avec les sardines, très prisées pour leurs vertus nutritionnelles au point de s’imposer durant le mois béni.



Quand la sardine s’invite quotidiennement
Les habitants de la cité de l’Océan apprécient la sardine à sa juste valeur et en font un plat hautement sollicité notamment, quand cette espèce de poissons pélagiques est grillée sur braséro et soigneusement servie avec des tranches de citrons et des lamelles d’oignon cru.Cette préférence pour la sardine fait que les Safiots en consomment beaucoup et n’hésitent guère à y faire place sur les menus qu’ils proposent à leurs invités faisant ainsi de ce plat, aux divers modes de cuisson et de préparation, une autre marque de l’hospitalité «made in Safi».

Tous les autochtones de la ville s’accordent à affirmer que griller les sardines au braséro demeure, sans nul doute, la meilleure façon pour les consommer à l’oeil.

Avec ce mode de cuisson qui relève des traditions culinaires des aïeux, les sardines conservent tous leurs avantages nutritionnels en permettant ainsi, un meilleur apport en calcium, en vitamines et en oméga 3, soutiennent-ils.

Durant le mois ramadan, la consommation des sardines est tirée vers le haut et de manière significative et à l’approche des heures d’entrée des sardiniers au port, on n’hésite pas à aller faire un tour au marché de poissons ou aux abords des quais dans l’espoir de pouvoir renflouer son panier de sardines.Et la tradition veut qu’à Safi, notamment dans l’ancienne médina et les quartiers populaires, on veille au quotidien à nourrir et entretenir cette culture du partage et de manger ensemble. Et dans ce cas de figure, la sardine préparée à la maison ne tarde pas à faire le tour des tables des autres voisins. C’est le symbole de l’hospitalité légendaire à Safi.

Préparer des boulettes de sardines à la façon locale n’a rien de miraculeux bien que cela nécessite à la fois de la passion mais aussi du temps. Cela passe d’abord, par la cuisson du riz bouilli dans de l’eau salée, avant d’écailler les sardines et de passer la chair dans un hachoir en y ajoutant poivrons, épices, oignons, ail, persil, du jus de citron et de préférence du piment piquant.

Les quelque 30 sardiniers et 10 chalutiers qui ont repris le large cette semaine, en attendant que le tiers restant de la flotte les rejoigne, ont regagné le port de Safi avec des prises exceptionnelles de poissons, a affirmé le président de la Confédération Nationale des Mareyeurs, Abdellatif Saâdouni.

La grande partie des captures des embarcations du port de Safi est destinée à être écoulées sur le marché local en plus d’autres villes telles que Marrakech et Casablanca, alors qu’environ 10% des prises vont vers les conserveries industrielles, a-t-il indiqué.

S’agissant de la conformité des pêcheurs aux consignes sanitaires, il a relevé le respect scrupuleux des mesures préventives adoptées dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, en vue d’enrayer la propagation de la pandémie.

Fouad BENJLIKA-(MAP)