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Actu Maroc

Pour Fernando Grande-Marlaska, l’afflux des migrants à Sebta n’est pas une crise migratoire


Rédigé par Anass Machloukh le Vendredi 25 Juin 2021

Les gestes d’apaisement se multiplient du côté espagnol à l’égard du Maroc, le ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska a omis de qualifier les événements de Sebta de "Crise migratoire", refusant de s’exprimer sur la reconnaissance américaine du Sahara. Détails




Après une petite accalmie entre le Maroc et l’Espagne, Madrid semble déterminée à baisser la tension le plus tôt possible, en multipliant les gestes et les déclarations rassurantes vis-à-vis de Rabat. Après le mea Culpa d’Arancha Gonzales Laya, qui s’est déclarée prête à écouter le Maroc sur l’affaire du Sahara, le ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska est, quant à lui, allé plus loin en faisant une déclaration plus hardie.

Lors d'une conférence de presse conjointe avec le secrétaire à la Sécurité nationale des États-Unis, Alejandro Mayorkas, rapportée par l’Elconfidencial, « le premier flic d’Espagne », a minimisé l’ampleur des événements de Sebta, affirmant, qu’il est d'accord avec le secrétaire américain que l'afflux massif de migrants à Sebta en mai dernier « n'était pas une crise migratoire ». Cela dit, les deux responsables rendent explicitement justice au Maroc et donnent ainsi tort aux allégations du gouvernement espagnol et de l’Union européenne qui ont accusé le Maroc de « chantage ».

En outre, interrogé sur l’affaire du Sahara, le ministre espagnol a éludé la question d’un journaliste sur la légitimité de la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur le Sahara. La réunion prévue entre Pedro Sanchez et le président américain Joe Biden a tourné au fiasco pour le premier, qui souhaitait, selon des médias espagnols, évoquer la question du Sahara. Sans succès.

Cette nouvelle attitude « plus modérée » du gouvernement espagnol témoigne de la volonté de Madrid de tourner la page de la crise actuelle, d’autant que le Maroc n’a émis aucune réaction officielle à l’exfiltration de Brahim Ghali en Algérie et conditionne tout retour à la normale à une position claire de l’Espagne sur le dossier du Sahara.