Menu
L'Opinion
Lire GRATUITEMENT notre journal en PDF
L'Opinion
Facebook
Twitter
YouTube Channel
Instagram
LinkedIn

Actu Maroc

Pays-Bas : Geert Wilders reconnu coupable pour insultes envers les Marocains


Rédigé par La rédaction le Vendredi 4 Septembre 2020

Vendredi, une cour d’appel néerlandaise a déclaré le dirigeant d’extrême droite Geert Wilders coupable d’avoir insulté les Marocains, mais l’a acquitté d’incitation à la haine et à la discrimination. Par ailleurs, la cour n’a pas prononcé de peine contre lui.



Les faits remontent à 2014 lors d'un meeting à La Haye. Le dirigeant d'extrême droite avait demandé à ses partisans s'ils voulaient «moins ou plus de Marocains». Ceux-ci avaient scandé: «moins! moins!».

«La cour considère qu'il est prouvé que M. Wilders est coupable d'insulte collective le 19 mars 2014. La cour ne prononcera aucune peine contre lui pour ceci», a déclaré le juge J.M. Rienking. Cependant, le tribunal a annulé une condamnation du tribunal inférieur, rejetant les allégations de la poursuite selon lesquelles Wilders avait incité à la haine et à la discrimination. Il n’a pas non plus infligé de punition, affirmant que Wilders avait déjà payé un prix élevé pour ses actions. Il a vécu sous la protection constante de la police pendant plus d’une décennie.

Le dirigeant de la droite avait également mis en avant la liberté d'expression dans sa défense. Mais le tribunal a retoqué ses arguments. «Le droit à la liberté d'expression, spécialement pour un responsable politique, n'empêche pas une condamnation dans ce cas», selon la cour.

Malgré la condamnation, les intimidations continuent !   

Wilders a déclaré après la décision qu’il ferait appel à la Cour suprême. «Les Pays-Bas sont devenus un pays corrompu», a-t-il déclaré, ajoutant que «cela me rendra plus forts, moi et le Parti de la liberté PVV», en s'en prenant une nouvelle fois aux Marocains en déclarant : «ils mettent nos villes et banlieues à feu».
Malgré son délit, il a ajouté que ses opposants, dont le Premier ministre «ne devraient pas se réjouir trop tôt».

Rappelons qu’en première instance, Geert Wilders avait été condamné en 2016 à la fois pour insulte collective et incitation à la haine. Il avait alors déjà dénoncé «un procès politique» et fait appel. Dans une tentative désespérée d’influencer la décision du tribunal, il avait écrit sur Twitter que le verdict déciderait si les Pays-Bas étaient «devenus une république bananière corrompue où le leader de l'opposition est condamné dans un procès politique».

Il convient de noter que malgré le fait son parti, le Parti de la liberté (PVV), est le deuxième au Parlement, derrière la formation libérale VVD du Premier ministre Mark Rutte, sa position est en repli depuis l'émergence aux dernières élections européennes de la formation populiste Forum pour la démocratie de Thierry Baudet.

(Avec Agences)