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Régions

Patrimoine : Un canon volé à la Kasbah des Oudayas sauvé de justesse


Rédigé par Kenza AZIOUZI le Samedi 24 Octobre 2020

Le patrimoine fait saliver certains malfaiteurs. Les autorités ont fait preuve de vigilance.



Pendant la période de confinement, des malfaiteurs ont osé dérober une arme historique à Salé, un canon datant du début du XIX siècle. Fort heureusement, ces derniers n’ont pas pu profiter du butin, ils ont rapidement été arrêtés par la police judiciaire. Lundi dernier, un nouvel épisode s’est produit, des voleurs se sont rendus sur le site de la Kasbah des Oudayas, à Rabat, pour s’emparer d’un vieux canon. Ce patrimoine datant du seizième siècle a pu être sauvé grâce à la vigilance des services sécuritaires de la capitale, rapporte le quotidien «Assabah ». Le journal fait savoir que le canon a été repéré dans un hammam, et on s’apprêtait à le fondre. 

Il se trouvait dans le four de chauffage d’un hammam traditionnel situé dans la zone de Sidi Fateh dans l’ancienne médina, les services de police ont effectué une descente sur les lieux. C’est ainsi que ce canon de 900 kilogrammes et d’une taille d’un mètre 20 centimètres a été récupéré et mis en sûreté par les services en présence des responsables du ministère de la Culture, de l’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine, de la place d’armes de Rabat, des services de renseignement et de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST).Afin d’élucider les tenants et aboutissants de ces actes, une enquête a été ouverte sous la supervision du procureur du roi près le tribunal de première instance de Rabat. Ce dernier a demandé l’expertise des services de la place d’armes de Rabat, avant de remettre le canon à l’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine relevant du ministère de la Culture.

Dans le cadre de cette enquête ouverte, le propriétaire du hammam a été convoqué, mais, d’après les sources du quotidien, il serait en déplacement à Casablanca. De même, un responsable de l’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine a été convoqué par les enquêteurs pour interrogatoire, afin de connaître les conditions dans lesquelles le canon en question avait disparu, et pourquoi il n’avait pas avisé les autorités compétentes de cette disparition. Le hammam où le canon a été saisi se situe à proximité d’une annexe administrative, pas loin d’un arrondissement de police, selon les mêmes sources. Ce hammam a été bâti il y a trois siècles, indique le quotidien sur la base des témoignages des riverains. D’après les sources d’«Assabah », le canon était sur le point d’être fondu pour en dégager le bronze et le cuivre. Cet acte pousse à se demander s’il y a un lien entre les deux vols ? L’enquête en cours devrait éclaircir les choses.

Kenza AZIOUZI