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Régions

Parking à Casablanca : Les gilets jaunes ne feront plus leur loi


Rédigé par Kenza AZIOUZI le Vendredi 10 Juillet 2020

La reprise de l’activité économique et sociale coïncide avec la période estivale où la circulation devient infernale. Les gardiens de parkings en tirent profit.



N’ayons pas peur de le dire, certains gardiens de parkings abusent et réclament des tarifs hors norme pour les places de parking, surtout pendant la saison d’été. La colère des automobilistes casablancais face à ce comportement injustifié peut mener parfois à des violences verbales, sinon à des accrochages.

Précisions sur les tarifs légaux

Afin de recadrer la situation, le viceprésident de la Commune de Casablanca, en charge de la mobilité, Mohamed Bourrahim, rappelle les deux types de parkings à Casablanca et apporte des précisions sur les tarifs de stationnement.

« Il existe deux types de stationnement de véhicules à Casablanca, le premier étant les lieux gérés par la Société de développement local Casablanca Développement avec les horodateurs, à Roches Noires, Sidi Belyout, Anfa et Maârif, au tarif de 2 dirhams/heure », explique l’élu, avant d’ajouter que « le deuxième type de stationnement est prévu par la commune. Il concerne les endroits loués par la commune à des tiers dans le reste des arrondissements. 

En ce qui concerne le tarif de ce second type géré par des gardiens, il est fixé par arrêté fiscal municipal à 3 dirhams pour les véhicules de tourisme, 5 dirhams pour les camions et 2 dirhams pour les bicycles, motorisés ou non. 

Ces tarifs sont valables pour n’importe quelle période de stationnement, et passent au double la nuit ».

Toute injustice devrait être signalée

Alors que bon nombre d’automobilistes ont en plus qu’assez de l’état des choses, certains semblent s’y être adaptés et cèdent aux conditions illégitimes des gardiens.

« Des fois, on refuse de nous céder une place alors qu’il y en a plusieurs qui sont libres, en face de l’allée du Mall, parce que je n’accepte pas de payer 10 ou 15 Dhs. 

D’autant plus qu’on nous demande de payer à l’avance », se plaint un père de famille, se rendant au Morocco Mall. 

Pour certaines personnes, la différence des prix n’est pas si importante. Des clients des restaurants et cafés situés non loin de la corniche se sont accoutumés aux tarifs, et préfèrent payer quelques dirhams plutôt que de se trouver un autre emplacement. « On ne va quand même débattre pour 5 Dhs. Il n’y a pas une grande différence », estime un habitué du café Bianca. 

Mohamed Bourrahim informe que ces tarifs sont visibles sur des affiches pour informer le public. Ce dernier est appelé à signaler tout dépassement à la commune, qui œuvrera à y mettre un terme.

Concernant la corniche en période estivale, qui peut connaître certains abus, M. Bourrahim renvoie vers le même arrêté fiscal municipal, qui n’établit pas de distinction entre les communes et les zones de Casablanca.

Kenza AZIOUZI