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Monde

Palestine : Macron demande à Netanyahu de s’abstenir de tout projet d’annexion de territoires occupés


le Lundi 13 Juillet 2020

Le projet israélien d’annexer des pans de la Cisjordanie est à même de nuire et de compromettre la solution à deux Etats, selon la présidence française.



Selon le Quai d’orsay, Paris restait «déterminé» à reconnaître «le moment venu» l’Etat palestinien.
Selon le Quai d’orsay, Paris restait «déterminé» à reconnaître «le moment venu» l’Etat palestinien.
Emmanuel Macron a demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de renoncer à tout projet d’annexion de territoires palestiniens, une entreprise qui nuirait à la paix selon le président français, a rapporté l’Elysée vendredi, dans une prise de position pour la première fois affichée au niveau présidentiel. Lors d’un entretien téléphonique jeudi, Emmanuel Macron a «rappelé» à Benjamin Netanyahu «l’engagement de la France pour la paix au ProcheOrient et lui a demandé de s’abstenir de prendre toute mesure d’annexion de territoires palestiniens», indique un communiqué de la présidence française. «Il a souligné qu’une telle mesure serait contraire au droit international et compromettrait la possibilité d’une solution à deux Etats comme l’établissement d’une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens». Selon l’accord conclu entre Netanyahu et son ex-rival Benny Gantz, leur gouvernement d’union peut se prononcer sur l’application du plan américain pour le Proche Orient, qui prévoit notamment l’annexion par Israël de la vallée du Jourdain et de colonies juives établies en Cisjordanie, un territoire palestinien que l’Etat hébreu occupe depuis 1967.

Pour sa part Netanyahu «a indiqué qu’Israël agissait selon le droit international», selon le bureau du Premier ministre israélien. «Il a souligné que les formules du passé avaient conduit à un échec pendant plus de 53 ans et que leur répétition entraînerait un nouvel échec. Le plan du président Trump contient des idées nouvelles qui permettent de réelles avancées et Israël est prêt à mener des pourparlers de paix sur cette base. Le refus palestinien de négocier ce plan de paix et les plans précédents est ce qui empêche de progresser», a-t-il ajouté.

Par la voie du ministre des Affaires étrangères Jean-Louis Le Drian, Paris avait déjà mis en garde fin juin Israël contre une telle annexion, qui «affecterait» ses relations avec l’UE et souligné que Paris restait «déterminé» à reconnaître «le moment venu» l’Etat palestinien. Le Royaume-Uni s’est aussi exprimé contre le projet, pour lequel les autorités israéliennes ont une fenêtre de tir de quelques mois, jusqu’aux élections américaines, sources d’incertitudes pour le maintien du soutien américain, vu que le candidat démocrate Jo Biden y est opposé. 

« Nous ne reconnaîtrions aucune modification des frontières de 1967… »

«Nous avons passé un message clair à Israël, un message préventif, passé en coordination avec Boris Johnson et Angela Merkel, pour dire à Benjamin Netanyahu de ne prendre aucune mesure d’annexion», a souligné l’Elysée.

Auparavant, les ministres des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne, de l’Egypte et de la Jordanie ont exhorté mardi dernier Israël à abandonner ses projets d’annexion de pans de la Cisjordanie occupée.

 «Nous sommes d’accord sur le fait que toute annexion des territoires palestiniens occupés en 1967 serait une violation du droit international et mettrait en péril les fondements du processus de paix», ont déclaré les ministres à l’issue d’une vidéoconférence conjointe.

«Nous ne reconnaîtrions aucune modification des frontières de 1967 qui ne serait pas acceptée par les deux parties au conflit», ont affirmé les ministres dans cette déclaration commune notamment partagée par le ministère allemand des Affaires étrangères. «Une telle mesure aurait de graves conséquences pour la sécurité et la stabilité de la région, et constituerait un obstacle majeur aux efforts visant à réaliser une paix globale et juste», ontil ajouté. 

Dans le même sillage, la porteparole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova a déclaré jeudi dernier que toute tentative d’étendre la souveraineté israélienne à certaines parties de la Cisjordanie occupée provoquera une nouvelle vague de violences dans la région. 

  


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