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Actu Maroc

Officiel : Après un long attentisme, la justice espagnole convoque Brahim Ghali


Rédigé par le Vendredi 7 Mai 2021

Le porte-parole de l'Audiencia Nacional, a annoncé ce vendredi, que Brahim Ghali est appelé à comparaître devant la justice le 1er juin prochain.



Le chef des milices séparatistes du polisario devrai ainsi répondre, mardi 1er juin, à plusieurs des accusations, notamment de tortures, de viols et d’atteintes aux droits de l’homme, devant la justice espagnole.

L’annonce en question fait suite à la demande du juge d’instruction auprès de l’Audiencia Nacional, Santiago Pedraz Gomez, datée du mardi 4 mai, qui avait ordonné une identification de Brahim Ghali, avant de procéder aux interrogatoires.

Le Chef du front séparatiste devra donc comparaître devant un juge de la Cour nationale espagnole dès le début de juin, après avoir été identifié à l’hôpital Logroño par les éléments de la Police, où il est hospitalisé depuis deux semaines sous la fausse identité de l’Algérien Mohamed Benbatouche. Ces derniers ont soumis leur rapport au juge d’instruction, confirmant ainsi son entrée frauduleuse au territoire espagnole par un faux passeport.

Par ailleurs, alors qu’une poignée de médias évoque un état de santé qui ne permettrait pas au séparatiste de faire face aux poursuites judiciaires à son encontre, plusieurs autres, dont des médias pro-polisario, témoignent que Brahim est aujourd’hui en bonne santé. D’ailleurs, le site espagnol « Larazon » précisait hier même que l’état de santé de Brahim Ghali lui permet d’être convoqué pour une audition à la date fixée.

La décision de l’Audience nationale, la plus haute instance juridique en Espagne, fait suite à une plainte, pour torture, séquestration et détention arbitraire, déposée par El Fadel Breika, ancien détenu dans les geôles du polisario, disposant de la nationalité espagnole. Notons que plusieurs autres plaintes ont été prononcées par d’autres victimes, notamment Khadijatou Mahmoud, une jeune Sahraouie qui l'accuse de l'avoir violée en 2010, ou encore les plaintes de l’Association sahraouie de défense des droits de l’Homme (ASADEH) et l’Association canarienne des victimes du terrorisme (ACAVITE).

D’ailleurs, l’ASADEHD, étant partie civile dans ce procès, a demandé au juge d’adopter des mesures conservatoires, à savoir le retrait du passeport et une mise sous surveillance policière, pour garantir la comparution de Brahim Ghali devant la justice.

Les vents soufflent-ils contre la volonté du gouvernement espagnol ?

L'accueil du chef du Polisario en Espagne demeure une source d’embarras pour le gouvernement de Pedro Sanchez et met en doute l’impartialité qu’il laisse paraitre au sujet du dossier du Sahara marocain, au moment où la crise diplomatique entre Rabat et Madrid est loin de prendre fin.

Pour raison, le gouvernement espagnol a tenté de couvrir jusqu’au bout le chef des séparatistes. Allant du fait de camoufler sa présence en Espagne, jusqu’à déclarer que ce dernier quittera l’Espagne après l’amélioration de son état de santé. D’ailleurs, Arancha Gonzalez Laya, ministre espagnole des Affaires étrangères, l’avait explicitement déclaré mardi : « Quand ces raisons humanitaires prendront fin, Ghali quittera évidemment l'Espagne ». Sa convocation devant la justice en dit toutefois autrement.

Polisario : Une organisation criminelle 
 
En outre, cinq autres membres du Polisario ont également été convoqués ce vendredi matin devant l'Audience nationale pour répondre aux mêmes plaintes de Fadel Breika. Il s’agit de Bachir Sayed, ministre des Affaires politiques de Brahim Ghali, Sidahmed El Bellal Hedda, Gali Sidi-Mohamed Adelyelil, Bachir Sayed, Mohamed El Khalil et Mohamed Salec Abdesamad.

Ces derniers ne se sont pas présentés, puisque qu’ils n’auraient pas pu recevoir la convocation correspondante, du fait qu’ils se trouvent en Algérie, indique le journal « LaRazon », citant des sources judiciaires. Leur présentation devant le juge d’instruction à l’Audience nationale, Santiago Pedraz, a donc été suspendue.

Les accusations qui pèsent sur le chef des séparatistes et sur ses cinq compagnons sont lourdes. Il s’agit de crimes présumés de détention illégale, tortures ainsi que crimes contre l'humanité, a indiqué l’agence de presse espagnole EFE.
 

  


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