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Actu Maroc

Nizar Baraka : "le PLF 2022 traduit la volonté du gouvernement de marquer une rupture avec les politiques du passé"


Rédigé par Anass Machloukh le Lundi 1 Novembre 2021

Au moment où le projet de loi des Finances est débattu à la Chambre des représentants, le secrétaire général du Parti de l'Istiqlal Nizar Baraka a précisé que le nouveau budget de l'Etat marque une rupture avec le paradigme néolibéral qui a prévalu dans les années précédentes. Détails.



Crédit photo : Housni
Crédit photo : Housni
En plein débat sur le projet de loi des Finances qui est entré en phase d'examen législatif, les composantes de la majorité sont satisfaites du nouveau budget de l'Etat qui marque une rupture avec les politiques du passé, apportant un nouveau paradigme contraire au libéralisme à outrance. C'est en tout  cas l'intime conviction du secrétaire général du Parti de l'Istiqlal et ministre de l'Equipement et de l'Eau Nizar Baraka.

Lors d'une réunion du Comité central de la formation de la balance, tenue samedi au siège du Parti à Rabat, le leader de l'Istiqlal a indiqué que la nouvelle majorité a abandonné le paradigme qui a prévalu lors des dernières années en matière de politique économique. Selon  le leader de l'Istiqlal, les changements apportés par le projet de loi des finances témoignent de la volonté du gouvernement de prendre le virage social, que prône le nouveau modèle de développement.


Une série de mesures le prouvent à savoir l'abandon de la décompensation, Nizar Baraka expliqué que le Parti de l'Istiqlal a vivement plaidé pour le maintien du subventionnement du gaz et du sucre et d'autres produits de première nécessité. "C'est en soi un engagement en faveur des classes moyennes", a expliqué M. Baraka, ajoutant que les prix des produits susmentionnés sont restés stables malgré la hausse des cours matières premières dans le marché international.

Sur le plan de la fiscalité, le gouvernement actuel est déterminé à garantir une fiscalité juste qui rend justice aux classes moyennes et réduise les inégalités.  A cet égard, Nizar Baraka a expliqué que l'Exécutif a fait le contraire de la politique fiscale adoptée ces dernières années. En témoigne l'augmentation de la contribution de solidarité sur les entreprises. En effet, l'une des mesures phares du PLF est l'imposition des grandes entreprises qui réalisent un chiffre d'affaires supérieur à 1.000.000 dirhams, au titre de la contribution sociale de solidarité. Laquelle n'est plus imposée aux personnes physiques comme ce fut le cas l'année dernière. En gros les fonctionnaires et les revenus moyens.  

Par ailleurs, l'attachement du gouvernement à une politique sociale est palpable, juge M. Baraka, vu l'augmentation du budget de la Santé et de l'Education de  9MMDH. Ceci est destiné à hisser le secteur public au niveau du privé pour qu'il soit plus compétitif, a poursuivi le patron de l'Istiqlal. Autant d'attention est accordée à la couverture sociale, Nizar Baraka a annoncé que le soutien financier aux personnes âgées  devrait être versé dans les plus brefs délais, ajoutant que les adhérents du RAMED vont pouvoir accéder aux soins dont bénéficient les adhérents de la CNSS et la CNOPS. 
 
Outre cela, le ministre de l'Equipement a fait part de la volonté du gouvernement de soutenir la création d'emploi par le vaste projet de chantiers d'utilité publique qui va en générer 250.000 emplois, en deux ans, y compris pour les personnes sans qualification professionnelle. A quoi s'ajoute le programme FORSA qui vise à accorder 50.000 prêts garantis en faveur des jeunes porteurs de projets sans conditions préalables.
 
Toutes ces mesures énumérées montrent, aux yeux de Nizar Baraka, les changements apportés grâce à l'alternance du 8 septembre. Un changement palpable aussi dans l'action de majorité et de son harmonie. A ce titre, le leader de l'Istiqlal a précisé que les partis de la coalition travaillent conjointement sur la charte de la majorité pour définir les règles du jeu. Nous avons convenu de coordonner notre action législative  et notamment entre les deux chambres du Parlement, a t-il souligné.