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Actu Maroc

Médicaments anti-covid-19: le ministère de la Santé rassure sur la disponibilité des stocks


Rédigé par Anass Machloukh le Lundi 10 Janvier 2022

Les échos fusent de toutes parts, ces derniers jours, sur une supposée disparition des médicaments anti-covid-19 des pharmacies. Pour vérifier la véracité de ses rumeurs, nous avons contacté le ministère de tutelle, dont la directrice du département concerné, Bouchra Maddah, dément toute pénurie. Les stocks du Chloroquine, Vitamine C, Zinc et des médicaments anti-rhumes demeurent largement disponibles. Détails.



Bouchra Maddah, Directrice du médicament et de la Pharmacie au ministère de la Santé et de la Protection sociale
Bouchra Maddah, Directrice du médicament et de la Pharmacie au ministère de la Santé et de la Protection sociale

Pas de raison de paniquer d'une supposée pénurie des médicaments utilisés dans le traitement du Covid-19. Contrairement à ce qui a été dit par quelques journaux, l’Azithromycine, le Zinc, la Vitamine C et les remèdes prescrits pour le rhume n'ont pas disparu des officines, rassure le ministère de la Santé. Contactée par nos soins, la Directrice du Médicament et de la Pharmacie, Bouchra Maddah, dément toute pénurie, assurant que l'approvisionnement du marché n'a connu aucune interruption.

"Il  y a eu un suivi permanent du stock national des médicaments qui font partie du protocole thérapeutique du Covid-19 depuis le début de la pandémie", assure notre interlocutrice, qui fait savoir que son département a procédé à une opération d'évaluation des stocks à l'échelle nationale. Cette mission, rappelle notre interlocutrice, incombe à l'Observatoire National de Contrôle des Médicaments et des Produits Sanitaires.

Au bout du compte, ces opérations ont conclu qu'il n'y a aucune rupture de stock ni pour les remèdes anti-rhumes, ni pour tous les médicaments qui font partie du protocole thérapeutique. C'est-à-dire l'azithromycine, la vitamine C, le Zinc et le paracétamol.

Concernant l'azithromycine, Mme Maddah explique que le Maroc en dispose abondamment avec un stock "très important", cela est dû au fait qu'il est fabriqué localement sachant que les matières premières qui font partie du procédé de fabrication sont disponibles.

Même la vitamine D est accessible pour le moment, bien qu'elle soit importée. La responsable souligne que trois laboratoires importent cette matière si importante. Idem pour l’Héparine, un médicament anticoagulant donné aux patients du covid-19, pris en charge en réanimation. " Ce produit est d'une valeur vitale et heureusement qu'il produit au Maroc par un laboratoire marocain", rassure Mme Maddah.

Concernant les cas d'épuisement des stocks de quelques médicaments, qui auraient été signalés par un certain nombre de pharmaciens, Mme Maddah nous confie que des inspections ont été dépêchées sur place auprès de plusieurs officines pour s'assurer de la disponibilité des stocks. Le seul médicament qui a maqué de façon sensible sur le marché est l'"Ibuprofène sirop", prescrit aux enfants ayant des syndromes de rhume. " Il y' a eu effectivement une rupture de stock à cause d'une surconsommation subite au cours des dernières semaines", précise Mme Maddah, ajoutant que le ministère de la Santé a contacté le laboratoire fabriquant qui va relancer le produit sur le marché après en avoir fabriqué une quantité importante.

S'agissant des traitements anti-rhumes dont la demande augmente pendant la saison d'hiver, toutes les dispositions sont prises pour garantir leur disponibilité puisque l'offre demeure diversifiée grâce aux médicaments génériques qui sont largement produits au Maroc. " Même en cas de rupture d'un médicament d'une marque spécifique, les consommateurs peuvent trouver un équivalent dans une autre marque, ce qui fait que le risque de pénurie est quasi nul", indique Bouchra Maddah.

Comme la question de la disponibilité des stocks ne se pose pas, les pharmaciens sont appelés, en cas de rupture, à contacter leurs distributeurs, insiste la responsable. " Je les invite à consulter leurs grossistes et, le cas échant, à prendre contact avec l'Observatoire national des Médicaments", a-t-elle conclu.