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Actu Maroc

Livreurs, héros de toute une communauté

Société


Rédigé par Kenza AZIOUZI le Lundi 23 Mars 2020

Malgré l’épidémie, certains métiers continuent leurs activités. Des métiers qui aujourd’hui sont considérés comme des sauveurs.



Livreurs, héros de toute une communauté
Les villes se transforment peu à peu en villes fantômes, les rues sont désertes, très peu de gens circulent, de journée comme de nuit, et pourtant ils sont là, on les voit passer à plusieurs reprises, remontant les rues sur leurs motos, nos sauveurs, les livreurs.

Pendant la période du confi-nement, certaines personnes ne perdent pas l’habitude de se faire livrer à domicile. Ce qui pousse à se demander ce qu’ils peuvent bien commander, et surtout, n’ont-ils pas peur d’être contaminés ?
 
Les start ups telles que Glovo, JumiaFood qui proposent le service de livraison, sont considérées comme des héros en cette période sans précédent, où le confinement est obliga-toire. Effectivement, suite à la décision prise par le ministère de l’Intérieur pour faire face au coronavirus, de nombreux espaces publics et installations du domaine public ont été fermés. Les entreprises comme Jumia Food ou Glovo spécialisées dans le service de livraison de repas à domicile pourront, quant à elles, poursuivre leurs activités. « On va continuer nos services de livraison, reste à voir les restaurants disponibles pour cette option », annonce Ali Benzakour, Directeur de Jumia Food Maroc. Bien que l’activité reste en continu, les consignes de sécurité ont par contre été imposées aux livreurs.

Livrés au danger

« Tous nos livreurs sont équipés de masques et de gels antiseptiques pour désinfecter les boxs de livraison, qui devront être nettoyés chaque deux heures afin de faire face au coronavirus », assure Ali Benzakour.

Pour sa propre survie, une personne est capable de se mettre en danger, bien qu’elle en soit consciente.

Comme c’est le cas de ces jeunes, qui, en livrant les commandes, peu importe leur nature (repas, produits d’hygiène, courses et même médicaments), s’exposent eux-mêmes au danger.

Un mal nécessaire duquel ils ne peuvent s’écarter, leur croûte en dépend. Le métier de livreur n’est, à la base, pas sans risque, confrontés à la météorologie qui, des fois, ne joue pas en leur faveur, au surplus du nombre de commandes et bien d’autres soucis.

Les restaurants essayent de survivre

Aujourd’hui, le danger est encore plus grand, étant donné le risque de propagation de l’épidémie, mais cela n’empêche pas ces bataillons à poursuivre leur travail.

Parmi les secteurs qui souffrent de cette épidémie, le milieu de la restauration en prend un sacré coup.
 
Obligés de fermer les portes en raison des mesures prises par le gouvernement pour contrer la propagation du coronavirus, ces établissements se retrouvent en plein milieu d’une crise économique. Pour sauver la mise, les restaurants maintiennent le service de livraison. Certains procèdent eux-mêmes à la li-vraison, d’autres prennent les commandes par l’intermédiaire de Glovo ou JumiaFood.

Kenza AZIOUZI