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Liberté de la presse : Mediapart obtient gain de cause auprès de la justice française


Rédigé par L'Opinion Jeudi 1 Décembre 2022

La justice française a autorisé finalement le média d’investigation en ligne, Mediapart, à publier son enquête sur Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne, après 12 jours de censure inédite depuis la loi de juillet 1881.



Le tribunal judiciaire de Paris a décidé d’annuler, ce mercredi 30 novembre, son ordonnance qui empêchait Mediapart de publier un nouveau volet de son enquête sur le maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau.

« La justice rétracte l'ordonnance qui nous interdisait de publier notre enquête sur les méthodes politiques de Gaël Perdriau », a tweeté Mediapart ce mercredi après-midi. L'article a été publié dans la foulée de l'annonce du délibéré.

Une ordonnance, rendue en urgence par le même tribunal le 18 novembre, à la demande du maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau (ex-LR), interdisait à Mediapart la publication de nouvelles révélations sur les pratiques politiques du maire de Saint-Étienne, après celles du chantage à la sextape, invoquant une atteinte à la vie privée.

Le site d'investigation en ligne risquait une amende de 10.000 euros par extrait diffusé, mais Mediapart a contre-attaqué et saisi en référé le tribunal parisien afin d'obtenir l'annulation de cette décision de justice.
 
« Le poison de la calomnie »

 
Cette décision avait provoqué de vives réactions dans la presse et plusieurs sociétés de journalistes, d’associations de défense du droit à l’information mais aussi des organisations et collectifs de journalistes, et de grands médias français, dont Franceinfo, avaient qualifié cette décision comme étant « une censure préalable, décidée sans débat contradictoire ».

Mediapart qui avait saisi le tribunal judiciaire de Paris a finalement pu obtenir gain de cause.

Les nouvelles révélations sur l'affaire Gaël Perdriau, relèvent d’un « intérêt public majeur », selon Edwy Plenel, directeur et fondateur de Mediapart. Elles racontent comment un maire utilise « le poison de la calomnie » comme « arme politique pour discréditer » un opposant, en l’occurrence, Laurent Wauquiez, président Les Républicains de la région Auvergne Rhône-Alpes, qui a décidé de porter plainte suite à ces nouvelles révélations.

« Voici l'enquête que le maire de Gaël Perdriau a tenté de faire censurer. @AnttonRouget y révèle que le maire de Saint-Étienne a lancé une rumeur criminelle, dont il reconnaît aujourd’hui qu’il s’agit d’une pure calomnie, contre Laurent Wauquiez », écrit Edwy Plenel, sur son compte Twitter.

Ce n’est pas la première fois qu'une « procédure bâillon » voit le jour d’après les associations de défense de la presse, le 6 octobre dernier, un autre tribunal de commerce, cette fois, avait interdit le média « Reflets.info » de publier des nouvelles informations sur le groupe Altice.
 



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