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International

Liban : Le nouvel arsenal du Hezbollah


Rédigé par L'Opinion Dimanche 19 Mai 2024

Le Hezbollah est désormais capable d'envoyer «des drones qu'il peut contrôler facilement et qui volent lentement à basse altitude sans être détectés par les radars». Jeudi, il a mené une attaque à l'aide d'un drone équipé de deux missiles «S5», généralement tirés depuis des avions, contre un site militaire dans le nord de la Galilée.



Le Hezbollah libanais a eu recours ces dernières semaines à de nouvelles armes dans son conflit avec Israël, dont un drone capable de lancer des missiles avant d'exploser en attaquant ses cibles.

Depuis le début de la guerre à Gaza entre Israël et le Hamas le 7 octobre, le Hezbollah armé et financé par l'Iran affirme attaquer des objectifs militaires principalement dans le nord d'Israël à partir du sud du Liban, où il est fortement implanté, pour soutenir le mouvement islamiste palestinien.

Jeudi, le mouvement chiite a annoncé avoir mené une attaque à l'aide d'un drone équipé de deux missiles «S5», généralement tirés depuis des avions, contre un site militaire à Metoulla dans le nord d'Israël.

Il a publié une vidéo montrant le drone volant vers un site où se trouvent des chars, avant de lancer deux missiles puis d'exploser contre sa cible.

C'est la première fois que le mouvement annonce l'utilisation d'une telle arme depuis le début des échanges de tirs transfrontaliers.

L'armée israélienne a déclaré que trois soldats avaient été blessés dans l’explosion d'un drone à Metoulla.

Selon le Hezbollah, la charge explosive du drone pèse entre 25 et 30 kilos.
 
Des drones « furtifs »
 
L'importance de cette arme, explique à l'AFP l'analyste militaire Khalil Helou, un général de brigade à la retraite, réside dans sa capacité à lancer l'attaque depuis l'intérieur du territoire israélien.

Le Hezbollah, selon lui, est capable d'envoyer «des drones qu'il peut contrôler facilement et qui volent lentement à basse altitude sans être détectés par les radars».

Mercredi, le mouvement libanais a annoncé avoir lancé des «drones d'attaque» contre une base militaire proche de Tibériade dans le nord d'Israël, à environ 30 kilomètres de la frontière avec le Liban.

C'est la première fois selon des experts qu'il cible un objectif en profondeur du territoire israélien.

Ces dernières semaines, le Hezbollah a aussi annoncé avoir utilisé simultanément dans une seule attaque contre des sites ou des convois militaires israéliens, des drones explosifs et des missiles guidés.

Il a aussi eu recours à des «missiles guidés» et à des missiles iraniens de type Burkan, Almas et Jihad Moughniyé, du nom d'un commandant du Hezbollah tué par Israël en 2015 en Syrie.

Mais, dit Helou, le Hezbollah continue d'utiliser en premier lieu dans ses attaques, des missiles antichars Kornet, qui ont une portée entre 5 et 8 kilomètres.

Le missile antichars russe Konkurs fait également partie de son arsenal et peut échapper au système de défense antimissiles israélien Dôme de fer.

Le Hezbollah, qui possède un énorme arsenal, a maintes fois annoncé disposer de plusieurs armes et missiles avancés capables d'atteindre Israël en profondeur.

Le 5 avril, son secrétaire général Hassan Nasrallah avait affirmé que le mouvement n'avait «pas encore employé ses principales armes» dans la bataille.

Depuis octobre 2023, le Hezbollah et Israël testent leurs méthodes d'attaque et leurs tactiques militaires, estiment des analystes.

Mais selon Helou, le mouvement libanais «ne veut pas élargir le cercle de la guerre. Il s'agit d'une guerre d'usure» dans laquelle il tente de pousser l'armée israélienne à mobiliser davantage de soldats à sa frontière nord et de la dissuader de «lancer une attaque d'envergure au Liban».

Hezbollah bombarde une base israélienne dans le Golan occupé

Vendredi, la Résistance islamique a bombardé en après-midi une base logistique israélienne dans le Golan syrien occupé en riposte à un raid au sud du Liban qui a coûté la vie à deux enfants syriens.

Dans un communiqué, le bras armé du Hezbollah a indiqué que la base de Tsnobar a été visée à l’aide d’une cinquantaine de roquettes Katiouchas.

Des images diffusées sur les réseaux sociaux ont montré un incendie qui s’est déclaré dans le Golan après le pilonnage de la Résistance libanaise.

Le texte de la résistance précise que cette opération est « une riposte à l’agression de l’ennemi israélien qui a visé le village de Najjariyé, ce matin », et « en soutien au peuple de Gaza et de sa résistance ».

« Des frappes israéliennes ont visé Najjariyé et Addousiyé », deux localités à une trentaine de km de la frontière, a indiqué l’agence nationale d’information ANI, qui fait état de deux enfants syriens tués dans la frappe à Najjariyé.

Citée par l’AFP, l’armée israélienne a annoncé avoir visé « des infrastructures de la résistance dans le secteur de Najjariyé qui étaient utilisées par le réseau de DCA du Hezbollah ».

Dans la matinée de ce vendredi, la résistance avait revendiqué une attaque aux drones contre le nouveau quartier général du 411ème bataillon d’artillerie dans la colonie de Jaatoun.

Selon le correspondant de la chaine de télévision israélienne Channel 12, le Hezbollah a lancé plusieurs drones en direction de la région de Naharia en Haute Galilée dans le nord.

Les médias israéliens ont assuré avoir recensé 140 roquettes qui ont été tirées depuis le Liban dans les dernières salves qui ont visé la Galilée et le Golan, estimant que « le rythme des tirs est similaire à celui de la Seconde Guerre du Liban », la Guerre de Juillet 2006.



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