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Sport

Les quatre phases du déconfinement du football espagnol

Coronavirus


Rédigé par Rachid MADANI le Mercredi 6 Mai 2020

Le patron de la Liga dévoile son plan d’action



Les quatre phases du déconfinement du football espagnol
L’annonce de la fin de la saison 2019-2020 en France a fait réagir le président de la Liga Javier Tebas. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’arrêt définitif du Championnat espagnol ne semble pas une option envisageable à ses yeux.

Première phase :

«Nous essayons de faire en sorte que cette pandémie ne soit pas aussi une pandémie économique. Nous voulons revenir à la normalité le plus tôt possible car de nombreuses familles dépendent du football. Nous planifions déjà ce qui se passera économiquement la saison prochaine. La première phase vient d’éclater l’état de l’alarme est le développement du calendrier de retour à l’entraînement et au jeu. Nous avons dû planifier avec l’UEFA et le reste des ligues européennes. Notre calendrier est étroitement lié aux compétitions européennes. Plusieurs alternatives ont été établies quant au moment où nous pourrions commencer. Cela dépend de l’évolution de la pandémie dans différents pays et de la levée des restrictions. En Allemagne, ils s’entraînent déjà depuis quelques jours et prévoit de reprendre en mai. L’option de blocage peut être la plus probable. Nous rencontrons les présidents de Ligue deux fois pour voir le protocole et comment les différents gouvernements agissent pour avoir plus d’informations».

Deuxième phase :

«Elle est l’évaluation des dommages que nous aurions si nous ne jouions pas ou si nous devions le faire à huis clos. Nous évaluons ces dommages en milliards d’euro. Et si nous devions jouer à huis clos, cela coûterait environ 300 millions d’euros de dommages et intérêts. À partir de là, nous avons établi des stratégies de main-d’oeuvre. Certains clubs ont fait ERTES et d’autres ont convenu avec les joueurs des réductions de salaire. Sur les 42 clubs, 38 ont ce type d’accord. Cette crise touche beaucoup plus les grands clubs car ils ne sont pas aussi dépendants des droits audiovisuels. Cela représente 30%».

Troisième phase :

«Elle est l’élaboration d’un protocole sur le moment et la manière de retourner à l’entraînement. C’est un sujet spécial car c’est un sport de contact et nous devons avoir la sécurité sanitaire. Tous les clubs doivent le faire ensemble. Si l’un n’applique pas les consignes sanitaires, la santé et les joueurs sont infectés, cela affecte tout le monde. Il est important que ce soit un protocole réglementé et approuvé par des mesures sanitaires. L’exécution de ce protocole est primordiale. Nous avons également travaillé sur les pertes de trésorerie».

Quatrième phase :

«Elle est le protocole sur la façon dont nous allons jouer à huis clos. Il s’agit de déterminer le nombre de personnes dans les stades. Nous avons nommé des inspecteurs pour que tout se passe bien et chaque club a assigné un coordinateur de crise. Dans cette phase, une des rencontres a été avec les avocats des clubs pour voir comment sont résolus les contrats des joueurs expirant le 30 juin. La grande majorité des contrats sont établis pour être saisonniers, donc en cas de prolongation du championnat, ils seraient automatiquement prolongés, mais c’est un élément de discussion. Il va falloir s’asseoir avec les médias l’audiovisuel pour négocier les pertes, mais nous le ferons quand tout sera plus clair quand nous jouerons à nouveau. Nous parlons de 500 millions de pertes si nous ne jouons pas. En plus, il y a une perte dans la vente des droits de transmission aux bars avec une évaluation de 39 millions d’euros».

Rachid MADANI