Menu
L'Opinion
Lire GRATUITEMENT notre journal en PDF
L'Opinion
Facebook
Twitter
YouTube Channel
Instagram
LinkedIn

Actu Maroc

Les professionnels sollicitent un cadre fiscal favorable aux Bons Repas


Rédigé par A. CHANNAJE le Mardi 15 Décembre 2020

Dans le contexte de crise sanitaire et économique actuel, l’Association des Emetteurs de Titres de Services (ASMETS), la Fédération Marocaine des Franchises (FMF) et la Fédération Nationale des Restaurateurs (FNR) sollicitent les autorités pour créer un cadre fiscal favorable aux Bons Repas, dans le cadre de la Loi de Finances 2021.



Les professionnels sollicitent un cadre fiscal favorable aux Bons Repas
Dans un communiqué conjoint, parvenu ce mardi à L’Opinion, l’ASMETS, la FMF et la FNR  soulignent, soulignent qu’elles ont mené une réflexion commune, et en profondeur, en faveur des Titres de Services comme leviers prioritaires de relance économique. « Cette réflexion a abouti à un certain nombre de recommandations et de mesures en faveur d’un cadre fiscal favorable aux Bon Repas (BR), notamment dans le PLF 2021 », ajoute la même source.

Selon ces trois fédérations, les Bon Repas encourageront et soutiendront la consommation des ménages, précisément dans le secteur de la restauration. « Son champ d’utilisation est adaptable par les pouvoirs publics à un éventail de biens et services déterminés, avec une durée et un périmètre géographique de validité », est-il souligné.

Le collectif ASMETS/FNF/FNR demande ainsi aux autorités de doubler la valeur faciale du BR, soit 60 Dhs, avec possibilité de cumul avec la Prime Panier, et/ou de tripler la valeur faciale du BR, soit 90 Dhs, sans possibilité de cumul avec la Prime Panier (Pour les nouveaux employés ou les sociétés ne proposant pas
de Prime Panier).

Autres mesures proposées : assurer le fléchage du BR exclusivement vers le secteur de la restauration, encourager la dématérialisation des BR, et fixer les réseaux d’acceptation selon les vocations des titres.
« Soutenir le BR dans le contexte de crise actuel créera un élan de solidarité et permettra de flécher la dépense des bénéficiaires vers les secteurs cibles », précise Mohamed El Fenne, Président de la FMF.

« Sur un périmètre d’utilisation strictement dédié à la restauration et l’alimentation, ce BR encouragera et soutiendra la consommation nationale. Il contribuera ainsi à relancer, de manière immédiate et efficiente, l’activité des secteurs meurtris par la crise et à sauvegarder et créer des emplois » tient à souligner, de son côté, Badre OUAÏCHA, président de l’ASMETS.

« S’agissant du marché marocain et eu égard au nombre immédiat de bénéficiaires susceptibles d’être équipés en BR, soit 600 000 salariés environ, il est facile de se projeter sur une création d’emplois, grâce au développement du BR, dans les 3 à 5 prochaines années, de 30 000 emplois (Un emploi créé pour chaque 20 nouveaux bénéficiaires) » précise Mohamed Fadel, Président de la FNR.

De manière générale, relève-t-on toujours de même source, le développement du BR permettra la résurgence économique du secteur de la restauration tous types confondus. « Cette mesure d’urgence permettrait alors de générer une hausse nette du budget de l’Etat estimée à 65 Millions de dirhams et qui peut aller jusqu’à 1,4 Milliards de dirhams en cas de pénétration du marché à 50%.

La création d’emploi dans le secteur de la restauration sera très favorablement impactée. Toutes les études dans le monde soulignent, selon la nature du réseau d‘acceptation du titre, tantôt restaurants et tantôt mixte, une forte création d’emploi induite par le développement du BR », affirme le collectif ASMETS/FNF/FNR.

 Sur le plan du pouvoir d’achat et de la consommation, « il est essentiel de s’assurer que le BR soit utilisé exclusivement à des fins de restauration ou d’achat de produits alimentaires dans un réseau de commerçants déterminé en prenant en compte le changement des habitudes de consommation alimentaire des salariés ».