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Actu Maroc

Les cliniques privées s’impliquent enfin

Dispositif national contre le Coronavirus


Rédigé par H. LEBABI le Mardi 17 Mars 2020

Face à l’inquiétante avancée du coronavirus au Maroc, la question du nombre de lits de réanimation se pose avec acuité. L’apport des cliniques privées sera décisif.



Les cliniques privées s’impliquent enfin
Il a fallu attendre lundi 16 mars pour que le puissant lobby des cliniques privées marocaines sorte de son silence et de son immobilisme devenu pesant par rapport à la crise actuelle de la pandémie du coronavirus. Dans des pays comme la Tunisie, l’implication de ces structures dont l’aide pourrait être vitale en cas de propagation à grande échelle du coronavirus et de la multiplication des cas nécessitant une prise en charge sérieuse en matière de soins intensifs et de réanimation, l’implication des cliniques s’est faite presque naturellement aux premières heures de la Pandémie. C’est ainsi que les cliniques tunisiennes se sont clairement engagées pour la mise à disposition de 300 lits de réanimation supplémentaires en vue d’amortir l’indigence du secteur publique qui n’en totalise que 240 pour une population de 11,5 millions d’habitants.

Au Maroc où ce chiffre atteint le millier de lits (contrairement au chiffre de 250 lits initialement avancé par le chef du gouvernement) pour une population trois fois supérieure, le problème se pose donc avec la même acuité. Ce qui a fait réagir quoique tardivement, les représentants des cliniques privées. C’est ainsi qu’une commission de travail conjointe entre le ministère de la santé et l’association nationale des cliniques privées (ANCP) a été mise en place, lundi, pour faire face à la pandémie du Coronavirus. Une réunion technique a été organisée dans ce cadre, sous la présidence de la direction régionale de la santé de Casablanca-Settat, à laquelle ont pris part des responsables du ministère de la santé et les représentants de 34 cliniques de Casablanca.

Dans son communiqué, l’ANCP affirme que tous les médecins du secteur privé, dont même les retraités, ainsi que leurs infrastructures sont mises à la disposition des autorités pour faire face à la pandémie. Les cliniques contribueront à la gestion de la crise actuelle à travers la sensibilisation des citoyens, mais surtout en mettant à la disposition du ministère leur personnel et leurs infrastructures, notamment les services de réanimation, et en fournissant leur soutien dans les hôpitaux publics.
 
Ce qui n’a pas suffi à calmer les critiques de certains acteurs associatifs qui ont diffusé des communiqués de presse où ils rapportent et dénoncent le refus de certaines cliniques d’accueillir des patients sous le simple prétexte que leur température était élevée. Affaire à suivre.

H. LEBABI