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Actu Maroc

Le reconfinement, une décision envisageable pour le gouvernement


Rédigé par A.M le Dimanche 26 Juillet 2020

Suite à la flambée des nouveaux cas de contamination dans le Royaume, le ministre de la Santé Khalid Ait Taleb a affirmé que le «reconfinement reste envisageable à tout moment».



Le ministère de la Santé a dressé, samedi dernier, un bilan sombre de la situation épidémiologique au Maroc, annonçant l’enregistrement de 811 nouveaux cas positifs à la Covid-19. Cette flambée est due en grande partie à l’apparition de nouveaux clusters industriels dans certains quartiers de la ville de Tanger.

La capitale du détroit commence à susciter l’inquiétude des autorités sanitaires, au point même qu’elle a été placée en «zone rouge» par la tutelle (synonyme de situation épidémiologique inquiétante). Une décision tout à fait justifiée, du fait que la ville a enregistré depuis lundi dernier plus de 900 nouveaux cas de contamination. Un bilan qui a amené les autorités locales à interdire tout déplacement hors de la métropole pendant la période de l'Aïd Al-Adha.

Suite à cette situation alarmante, le gouvernement semble ne pas exclure le scénario d’un nouveau confinement. C’est ce qu’a expliqué le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, lors d’un webinaire organisé par la Société Marocaine des Sciences Médicales (SMSM) sous le thème « Covid-19, grippe, HPV et pneumocoque: Importance de la vaccination, quelles recommandations ?».

Cette déclaration vient à un moment sensible où le Maroc a franchi la barre des 19.000 contaminés après la recrudescence du virus au niveau national et la nonchalance dont font preuve beaucoup de citoyens quant au respect des mesures sanitaires.

Pour redresser la barre, le ministère de l’Intérieur a opté pour une approche plus persuasive en instaurant des sanctions contre les personnes qui enfreignent les mesures sanitaires, en l’occurrence pour le manquement au port du masque, des amendes de 300 à 1300 dirhams et des peines privatives de libertés d’un à trois mois dans le cadre de l’article 4 du décret-loi N°2.20.292.