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Actu Maroc

Le Parti de l'Istiqlal se mobilise pour la Communauté marocaine à l'étranger


Rédigé par La rédaction le Lundi 12 Octobre 2020

La Coordination des Marocains du Monde du Parti de l'Istiqlal a tenu, jeudi dernier, une réunion par visioconférence, dédiée à la communauté marocaine résidant en France. De nombreux sujets ont été abordés, en particulier ceux liés à la nécessité de la transformation numérique au Maroc. Lors de cette réunion, Rafik Soufiane a été élu à l'unanimité secrétaire de la section d’Argenteuil. Celle-ci est composée de d'une cinquantaine de membres, tous ingénieurs, principalement spécialisés dans les nouvelles technologies.




Cette réunion a été présidée par le Dr Mohamed Saoud, membre du Comité exécutif, en charge des Marocains du monde et des affaires d'immigration, et par l'ancien ministre Abdellatif Maazouz, président de l'Association des économistes du parti de l’Istiqlal et par Monsieur Hadj Chafiq, coordinateur du Parti de l’Istiqlal en Europe et coordinateur de la Région 13 de l’Alliance des Économistes Istiqlaliens. Celle-ci a connu la participation de plus de cinquante ingénieurs.
 
Au début de sa présentation, M. Maazouz a affirmé que le Parti de l’Istiqlal est le seul à avoir soumis au Chef du gouvernement une proposition sur la nécessité de la numérisation au Maroc, avant de rattacher ce point aux répercussions de la pandémie de la Covid-19, qui impose aux pays d'accélérer le rythme de la numérisation, que ce soit dans le secteur privé ou public, en indiquant que cet chantier reste l'une des préoccupations majeures du parti de l’Istiqlal.
 
De son côté, Le Dr Mohamed Saoud a souligné l'importance de la numérisation pour le Maroc afin de confirmer sa position parmi les pays d'élite dans la révolution numérique connue de par le monde. Il a également mis l’accent sur la nécessité de développer la mentalité de l'entrepreneuriat, notamment auprès de la jeune génération, notant que le Maroc possède les compétences dans ce domaine puisqu'il compte 500 000 Marocains titulaires d'un diplôme BAC +5 résidant à l’étranger, ce qui nécessite le développement de politiques proactives et globales pour les intégrer dans ce cadre.
 
À l’issue de son intervention, M. Saoud a a donné des exemples de secteurs qui se transforment fondamentalement grâce à la numérisation, tels que le secteur des taxis, le secteur de l'hôtellerie et le secteur du textile.
 
La visioconférence s’est également intéressée à des qusetions économiques telles que celle de la création d’une banque publique nationale d'investissement ainsi qu’à des questions sociales à savoir la nécessité d'éduquer les citoyens sur l'importance de la numérisation et enfin, des questions politiques relatives à la volonté du gouvernement de mettre en place un véritable programme basé sur des lois audacieuses pour pousser le Maroc à rejoindre la révolution informatique.
 
Dans ce sens, le militant Abdallah El-Fadil a évoqué la possibilité d'activer l'article 17 de la constitution marocaine en utilisant des techniques de numérisation modernes, rappelant que l’article indique que les Marocains résidant à l'étranger jouissent de tous les droits de citoyenneté, y compris le droit de voter et de se présenter aux élections. Pour autant, ils n'ont pas ces droits sur le terrain, a-t-il précisé.
 
L'activation de l'article 17 de la constitution dépend de la volonté du gouvernement d'intégrer les Marocains du monde dans le travail législatif, a répondu M. Saoud qui a rappelé que le parti de l’Istiqlal a porté la question au gouvernement à plusieurs reprises, dans le but d'établir des sièges au Parlement pour donner une voix aux Marocains du monde entier et leur permettre de se présenter et de voter. "Les techniques actuelles de numérisation sont considérées comme une opportunité de mettre en place l’article 17 de la constitution, car il est possible de développer des méthodes permettant aux citoyens du pays et de l'étranger de voter en toute transparence sans avoir à passer par les bureaux de vote", a-t-il conclu.
 
Pour sa part, Saâd Qarib, ingénieur en informatique et membre de la section d’Argenteuil, a dénoncé l’absence d’une banque publique d'investissement qui accompagne les entreprises à investir dans la recherche scientifique comme c'est le cas dans son pays de résidence. Ce à quoi a rétorqué Dr Saoud en précisant que le secrétaire général du parti de l’Istiqlal et ancien ministre des Finances monsieur Nizar Baraka a soumis une proposition de la création d'une banque d'investissement au Maroc au Chef du gouvernement Saad Dine El Othmani dans le cadre des propositions relatives au plan de relance économique. Toutefois, la mise en place de cette proposition reste soumise à la volonté du gouvernement qui n’a, pour le moment, pas l'intention de créer une telle banque, a-t-il renchéri.
 
Ensuite, Oussama Boutaleb, ingénieur en construction et membre de la section, s’est interrogé sur les raisons qui ont fait que la stratégie « Maroc numérique 2013 » n’a pas connu le succès escompté, appelant à définir les nouveautés apportées par la stratégie « Maroc Digital 2025 ».
 
Selon Dr Saoud, l'optimisme était de mise, en particulier après que l'Agence pour le développement numérique a convenu des lignes directrices générales pour développer la transformation numérique au Maroc d'ici 2025. Elle a défini les perspectives de développement numérique au Maroc par 3 grands défis : améliorer la qualité des services publics, améliorer la productivité et la compétitivité de l'économie nationale et réduire les inégalités sociales, a-t-il indiqué, avant de conclure en déclarant que le Maroc dispose des compétences nécessaires pour réaliser un saut qualitatif dans le domaine de la numérisation que ce soit au Maroc ou grâce à la diaspora.
 
Enfin, monsieur Hadj Chafiq a prononcé un discours pour remercier les cadres qui ont assisté à cette réunion et a tenu à féliciter le jeune ingénieur Soufiane RAFIK pour le travail titanesque qu’il a réussi à accomplir en rassemblant une cinquantaine de compétences pour la création de cette section. Cette dernière s'est clôturée par le chant en chœur de l'hymne du parti.