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Le PI et le gouvernement




Le PI et le gouvernement
Il est une (fausse) idée largement répandue que le Parti de l’Istiqlal (PI) a très longtemps été au gouvernement et serait, de ce fait, en partie responsable de l’actuel bilan.

De 1985 à 1998, il n’y était pas, depuis 2013, il n’y est plus, rappelle Nizar Baraka.

Le gouvernement Abbas El Fassi a fait bien plus que traverser la crise financière mondiale de 2008 sans trop de dégâts. Il a haussé les salaires, baissé l’impôt sur les revenus, amélioré le sort des retraités. Qui ne se rappelle des rounds périodiques du dialogue social ?

Le PI promeut l’esprit de partenariat entre acteurs sociaux, ce qui fut traduit en renforcement du pouvoir d’achat et climat socialement paisible pour les opérateurs économiques. La création de richesses carburait, alors, à 5% en moyenne par an, et ce, dans un monde en récession. Ça fait combien de temps que les Marocains n’ont plus assisté à des réunions régulières du dialogue social ?

Quant à un taux de croissance de cinq points, ce n’est plus qu’un vague souvenir. Diagnostiquer scientifiquement les problèmes et oser élaborer des solutions novatrices, convaincre les électeurs de les mettre en oeuvre et accepter ainsi de les confronter à l’épreuve décisive de la réalité, réajuster ensuite le tir parce que le résultat final prime sur les idées préconçues, c’est ça faire de la politique.

Oui, le Parti de l’Istiqlal est destiné à gouverner, avec les autres formations politiques qui partagent sa vision, après mandat des Marocains pour appliquer un programme et avec leur collaboration, puisque leur modèle de développement leur appartient. Parce qu’à l’origine, le Parti de l’Istiqlal, c’est le rêve d’émancipation.

  




Jeudi 30 Janvier 2020

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