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Monde

Le Coronavirus s’invite dans le ciel africain

Transport aérien


Rédigé par Wolondouka SIDIBE le Jeudi 26 Mars 2020

les pertes liées au Coronavirus seront énormes, en milliards de dollars, pour les compagnies africaines et mondiales, estiment les experts de l’International Transport Air Association



Le Coronavirus s’invite dans le ciel africain
Le rapport sur les conséquences de Covid-19 de l’International Transport Air Association (IATA, dont le siège se trouve à Montréal), sur le transport aérien en Afrique et dans le monde est implacable. Le ciel va s’assombrir pour ces compagnies nationales et internationales au fur et à mesure que Coronavirus se propage. Les estimations de l’IATA, qui rassemble 290 compagnies aériennes représentant 82 % du trafic mondial, donnent du vertige car il s’agit de plusieurs milliards de dollars y compris le continent. A en croire ces experts, les compagnies South African Airlines, EgyptAir et RAM seront les plus touchées.

Pourtant, au début de l’apparition de Coronavirus, l’association avait estimé à seulement 400 millions de dollars les pertes des compagnies aériennes de l’Afrique. Mais vu la propagation rapide du virus à travers le monde, l’IATA a été obligé de revoir ses estimations à la hausse. Ainsi au début de ce mois, et selon un « scénario de propagation étendue », l’étude prévisionnelle chiffrée des experts montre que l’Afrique du Sud, en raison des perturbations attribuables à la pandémie de Covid-19 pourraient entraîner des pertes de l’ordre de 6 millions de passagers en moins, et un manque à gagner de l’ordre de 1,2 milliard de dollars pour l’année 2020. Ces perturbations pourraient aussi faire encourir des risques sur plus de 102.000 emplois dans le pays.

Sans exception

Pour ce qui est du Maroc, le rapport note que les pertes se situeront aux environs de 4,9 millions de passagers en moins et un manque à gagner de 728 millions de dollars au pays pour l’année cours. Les perturbations du trafic aérien pourraient aussi faire encourir des risques à plus de 225.000 emplois. Toujours au Maghreb, la Tunisie connaitra des pertes de l’ordre de 2,2 millions de passagers et un manque à gagner estimé à 297 millions de dollars à ce pays, durant la même période.
 
De l’autre côté de l’Afrique, le Kenya devrait enregistrer des pertes de l’ordre de 622.000 passagers et un manque à gagner de l’ordre de 125 millions de dollars au Kenya, en plus de faire encourir des risques sur près de 36.800 emplois. Pire, l’ITAT estime qu’en cas d’aggravation, les pertes subies pourraient s’élever à 1,6 million de passagers en moins et 320 millions de dollars de recettes pour l’année 2020.

Tendance baissière

Concernant l’Ethiopie, Covid-19 pourrait causer des pertes de l’ordre de 479.000 passagers en moins et un manque à gagner de l’ordre de 79 millions de dollars, et faire encourir des risques sur plus de 98.400 emplois. Si la situation s’aggrave, ces pertes pourraient s’élever à 1,2 million de passagers en moins et 202 millions de dollars de recettes pour l’année 2020.

Pour le Nigéria, il devrait connaître des pertes de l’ordre de 853.000 passagers en moins et un manque à gagner de l’ordre de 170 millions de dollars pour le pays avec des risques sur plus de 22.200 emplois dans le pays. Et si la situation s’aggrave, les pertes pourraient s’élever à environ 2,2 millions de passagers en moins, et 434 millions de dollars de recettes pour l’année 2020.

Pour leur part, le Rwanda et l’Egypte devraient connaître les tendances baissières puisque le premier enregistrera des pertes de l’ordre de 79.000 passagers en moins et un manque à ga-gner de 20,4 millions de dollars au pays. Tandis que pour le second, les perturbations liées à la pandémie pourraient faire encourir des risques sur près de 3000 emplois dans le pays sans oublier que si la situation s’aggravait, les pertes pourraient s’élever à environ 201.000 passagers en moins et 52 millions de dollars de recettes pour l’année 2020.

Toujours est-il que depuis l’apparition de Coronavirus, en se référant aux données de l’IA-TA, les compagnies aériennes d’Afrique connaissent des pertes. En définitive, tout porte à croire que ces chiffres devraient être revus à la hausse avec les fermetures des frontières et les interdictions des vols aériens.

Car personnes ne sait, à la date de ce jeudi 26 mars, jusqu’à quand cette pandémie, qui continue de faire des ravages dans le monde entier avec 18000 morts, sera éradiquée.

Wolondouka SIDIBE

  


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