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Actu Maroc

Le CMC met en exergue le climat des affaires au Maroc


Rédigé par A.C le Mercredi 21 Juillet 2021

Commerce mondial, positionnement du Maroc face aux pays de l’Europe centrale et orientale (PECO), tourisme, le Doing Business au Royaume, protection sociale et décision économique. Tels sont les principaux axes traités par le CMC dans sa dernière publication mensuelle « Maroc Conjoncture » n° 337.



Le Centre Marocain de Conjoncture vient d'annoncer, via un communiqué, la parution de sa dernière publication mensuelle « Maroc Conjoncture » n° 337. Il s’agit d’un spécial portant sur : « Climat des affaires : Atouts et mesures d’amélioration »,  dont voici les principaux axes :
 
Le Commerce mondial : reprise forte mais inégale après le choc causé par la pandémie
 
Les perspectives du commerce mondial se sont améliorées avec un commerce des marchandises qui a progressé plus vite que prévu au second semestre de l’an dernier, et qui dépasse son niveau d’avant la pandémie. Selon les nouvelles estimations de l’OMC, le commerce mondial des marchandises en volume devrait augmenter de 8,0% en 2021 après avoir baissé de 5,3% en 2020. Le commerce de services (tourisme, transport) devrait demeurer morose tant que la pandémie n’est pas maitrisée partout.
Les risques à court terme qui pèsent sur les prévisions penchent fermement vers la dégradation et sont centrés sur des facteurs liés à la pandémie, par exemple une production et une distribution insuffisantes de vaccins ou l'émergence de nouvelles souches de COVID 19
résistantes aux vaccins.
 
Relocalisation Industrielle en Europe : Quel positionnement du Maroc face aux PECO ?
 
La dynamique de relocalisation industrielle amorcée depuis quelques années semble s’orienter vers l’intensification comme conséquence des incertitudes post-pandémiques. Les principales économies de l’Europe occidentale figurent parmi les premiers acteurs de ce mouvement de reflux d’investissements entrepris depuis plusieurs années en Asie et dans les autres foyers de croissance dans le monde. Les pays de l’Europe centrale et orientale (PECO) se positionnent, de par leur proximité mais aussi leur attractivité,  comme l’une des destinations privilégiées pour cette nouvelle vague d’investissements directs étrangers. Face à la concurrence des PECO, le Maroc ne manque pas d’atouts. Outre l’avantage géographique, les progrès enregistrés par le Maroc dans le classement international relatif au climat des affaires renforcent son positionnement en tant que destination de plus en plus attractive pour les
investissements internationaux, y compris les investissements de relocalisation.
 
Tourisme : Une activité mal au point
 
Le secteur du tourisme a été lourdement affecté par la crise du coronavirus déclenchée en 2019. La pandémie et les mesures prises pour la contenir ont mis à mal cette activité considérée comme l’un des principaux vecteurs potentiel de propagation du virus à travers le monde. Son bilan en 2020 et au début 2021 est catastrophique. Son coût de soutien très élevé et les incertitudes persistantes rendent
son redémarrage complexe et remettent en cause la capacité des gouvernements et des consommateurs à résister longtemps à ce choc qui a fortement ébranlé leur confiance. Mais tout le monde s’accorde pour dire que cette crise est aussi l’occasion de revoir le modèle
actuel du tourisme pour en faire un véritable moteur de développement.
 
Le Maroc dans le Doing Business : Pour un destin attractif de l'entreprise 2025
 
L'entreprise, dans sa vocation investissement, représente la clé de voûte de toute aspiration de mise en place des conditionnalités du développement économique et social. Des conditionnalités dont les plus importantes sont édictées par la Banque mondiale qui a introduit un système de scrolling, Doing business, pour mesurer et classer la performance de 190 pays en quête des meilleures
pratiques institutionnelles, législatives et réglementaires régissant l'environnement des affaires. Une appréciation établie selon l'agrégation d'un ensemble d'indicateurs permettant de saisir le degré de protection des investisseurs minoritaires, l'accessibilité au crédit, la responsabilité des administrateurs, la facilité des poursuites et des droits des actionnaires et autre transparence des
entreprises… Etant entendu qu'un niveau appréciable de la combinaison de l'ensemble de ces contenus impacterait positivement à la fois l'investissement et la productivité globale des facteurs de production. Le climat des affaires ainsi amélioré favorisait, de façon concomitante, le recours aux nouvelles technologies et la valorisation du capital tant humain que matériel.
 
La protection sociale : Entre préalables et durabilité du projet
 
Sur le chemin des grands chantiers, le Maroc emprunte un nouveau sentier correspondant à la généralisation de la protection sociale.
Un défi de taille et d'aspiration à la cohésion sociale, la préservation de la dignité des citoyens, la restructuration du secteur informel et l'amélioration des conditions de vie des marocains. Par cette orientation, le Royaume adhère à la recommandation de l'OIT traitant de la protection sociale, en adoptant l'Agenda relatif aux Objectifs du développement durable (ODD) qui ciblent, entre autres,
l'élargissement de la couverture de la protection sociale. Dans cette lignée, une série de réformes a vu le jour, dont les plus notables ont trait à la couverture médicale de base, par l'introduction de l'assurance maladie obligatoire (AMO), à la mise en place du Système d'assistance médicale (RAMED), à l'extension de l'assurance-maladie et du régime de retraite aux travailleurs indépendants non-salariés, ainsi qu'à l'instauration d'instruments de transferts monétaires au profit de certaines catégories de populations démunies.
 
Décision économique : réinterroger la statistique officielle
 
Le rôle de l'information en général et de l'information statistique en particulier est crucial pour le décideur économique. Les données chiffrées ainsi que les cadres et les outils qui les maintiennent en cohérence ont pris une place prépondérante dans les montages des stratégies des entreprises et se sont imposées comme point nodal incontournable des prises de décisions en matière de politique économiques, sociales et environnementales. L'intérêt porté aux statistiques et aux indicateurs qui en sont issus découle aussi de leur utilisation pour évaluer les politiques publiques.