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La viande, cet autre signe extérieur de richesse


Rédigé par Souhail AMRABI le Lundi 10 Juin 2024



La viande, cet autre signe extérieur de richesse
Malgré la frénésie carnassière qui règne pendant ces derniers jours qui précèdent l’Aïd El-Kébir et en dépit des symptômes précurseurs du carnivorisme débridé qui s’empare de notre pays chaque année à l’occasion de cette fête religieuse, les Marocains ne sont pas de gros mangeurs de viandes rouges. C’est ce qui ressort du dernier numéro des «Brefs du Plan», la publication sectorielle périodique du HautCommissariat au Plan (HCP), qui donne des indicateurs chiffrés sur divers aspects socioéconomiques de notre pays. Dans son trentième numéro, cette publication nous apprend que la quantité des viandes issues du sacrifice de l’Aïd Al-Adha s’établit en moyenne à 22,8 kilogrammes (Kg) par ménage et qu’elle représente près de 41% de la quantité annuelle des viandes rouges consommée par les ménages marocains. On en déduit que la quantité totale de viandes rouges consommée en moyenne par les familles marocaines ne dépasse guère les 60 kilos annuellement. 

Pour les ménages moins nantis, le poids de la viande de l’Aïd est encore plus significatif sur la balance de la consommation annuelle de viandes rouges. Il couvre en effet 65,4% de la consommation annuelle qui ne dépasse pas de ce fait les 40 kilos par ménage, tandis que pour les ménages les plus aisés, ce ratio descend à 31% pour une consommation totale qui avoisine donc les 80 kilos par an. Ce qui nous situe loin, très loin, derrière des nations «hyperprotéinées» comme les États-Unis d’Amérique, l’Australie, la Mongolie, l’Argentine, la Serbie ou l’Espagne dont la consommation annuelle de viande (hors poissons et fruits de mer) dépasse les 100 kilos par habitant, selon les statistiques établies par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). 

Il va sans dire que dans notre pays béni par sa nature généreuse et sa situation géographique aux abords d’une zone maritime parmi les plus poissonneuses du monde, le gros des apports protéiniques est couvert par la consommation de poissons dits du peuple, en tête desquels la providentielle sardine, associés à d’autres viandes relativement moins ruineuses que la viande rouge, comme celle du poulet et surtout de la dinde. Faut-il s’en réjouir ? Oui lorsqu’on connaît les méfaits de la consommation excessive de viandes rouges sur la santé, ainsi que l’impact de l’élevage intensif d’ovins et de bovins sur l’environnement. Mais non, lorsque l’on prend en compte le poids de la consommation des viandes rouges comme indicateur de développement socioéconomique, en général, et de qualité de vie, en particulier.



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