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La Russie gagne la course au vaccin...d'autres pays à la dernière phase des tests


Rédigé par le Mardi 11 Août 2020

Au moment où la Russie a annoncé la finalisation du très attendu vaccin de la COVID-19, plusieurs autres pays continuent leurs avancées pour le développement de leurs propres vaccins.
Passage en revue de l’état d’avancement des vaccins conte-corona dans le monde



La Russie gagne la course au vaccin...d'autres pays à la dernière phase des tests
La Russie a annoncé, mardi 11 août 2020, l'enregistrement du premier vaccin contre le Covid-19, qui selon Vladimir Poutine « fonctionne assez efficacement, crée une immunité stable … et a passé tous les contrôles nécessaires ».

Ledit vaccin, baptisé « Spoutnik V »,   co-développé par le ministère de la Défense et le Centre d’épidémiologie et de microbiologie russe Gamaleïa,  sera administré dès septembre au personnel médical.

Il important de noter que 20 pays, non identifiés, avaient pré-commandé un milliard de doses de son vaccin « Spoutnik V », et qu'avec l'aide de partenaires étrangers, les capacités de production étaient déjà de 500 millions de doses par an dans cinq pays.

Et la course continue

Jusqu’à présent, dans le reste du monde, aucun vaccin expérimental contre le coronavirus n'a encore prouvé son efficacité dans des essais cliniques aboutis et les autres pays continuent leur course pour la deuxième place sur le podium. Cependant, 5,7 milliards de doses ont déjà été préachetées dans le monde.

Cinq autres vaccins, dont trois occidentaux et deux chinois, sont actuellement en phase 3 de tests auprès de milliers de personnes, notamment développés par l'université Oxford en collaboration avec le groupe pharmaceutique suédo-britannique AstraZeneca qui prévoit finaliser son vaccin en septembre, par Moderna, associée aux Instituts américains de santé (NIH), qui espère avoir des résultats vers la fin de l'année.

En Chine, les deux candidats, Sinovac et Sinopharm, sont bien avancés dans les essais, mais seuls quelques partenariats internationaux ont été annoncés, dont un avec le Brésil et un éventuel accord avec l'Indonésie.

Des subventions abondantes aux états unis

Le gouvernement de Donald Trump fut le premier à accorder des subventions se chiffrant en centaines de millions de dollars aux développeurs de vaccins, avec près d'un demi-milliard accordé à Johnson & Johnson dès le 30 mars.

L'opération "Warp Speed" vise explicitement à obtenir de quoi vacciner tous les Américains dès janvier 2021. Washington a mis ses oeufs dans le plus grand nombre de paniers par rapport aux autres pays, en pariant sur de multiples technologies dans l'espoir qu'au moins une d'entre elles procure une immunité.

A ce jour, Washington a déboursé au moins 9,4 milliards de dollars auprès de sept développeurs de vaccins, et signé des contrats d'approvisionnement avec cinq d'entre eux pour au moins 700 millions de doses.
 
Une demande de partout dans le monde

Les deux développeurs Oxford/AztraZeneca et Sanofi/GSK ont signé ou sont en négociations avancées avec la Commission européenne pour fournir jusqu'à 700 millions de doses de vaccins à eux deux.

Le Royaume-Uni négocie séparément et a déjà commandé 250 millions de doses auprès de quatre développeurs.

Le Japon, quant à lui, s'est assuré 490 millions de doses de trois fournisseurs, dont 250 millions de la société américaine Novavax. Le géant pharmaceutique Nippon Takeda a acquis les droits du vaccin Novavax pour l'archipel, qui subventionne l'opération. Ce vaccin-là sera donc produit localement.

C'est aussi le modèle choisi par le Brésil: outre une commande de 100 millions de doses à AstraZeneca, le pays a un partenariat avec le Chinois Sinovac pour fabriquer sur place jusqu'à 120 millions de doses de son "CoronaVac", actuellement testé sur des Brésiliens.
 
 
 

  


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