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Tribune libre

L'heure d'une réforme de la Moudawana sonne, résonne


Rédigé par Najib Mikou le Jeudi 22 Juillet 2021


Najib Mikou, Consultant en Prospective et Etudes Stratégiques.
Najib Mikou, Consultant en Prospective et Etudes Stratégiques.
En 2005, dans la foulée de Décisions Structurantes et Historiques prises et menées par Le Souverain dans différents domaines, notre pays s'est doté d'une nouvelle Moudawana qui a été jugée d'avant-gardiste à plus d'un titre. 

Plus de 15 ans après, notre société en demande davantage par besoin de plus d'oxygène social, de cohésion familiale et de droits de toutes ses composantes. 

Les ambitions naturelles d'une société en mouvement, les aspirations d'un pays tout aussi attaché à ses repères et ses valeurs qu'avide d'universalité, et des faits que l'on ne peut persister ni à ignorer ni à minimiser, constituent les arguments forts pour une nouvelle réforme de notre Moudawana. 

Une Moudawana qui doit consacrer et protéger toutes les différences de genre entre la femme et l'homme de façon à ce que l'égalité entre eux, soit une égalité strictement dans les chances et les droits civiques et non pas une tentative malheureuse de brouiller les qualités distinctives de chacun d'eux, qui en font deux Êtres complémentaires justement par toutes leurs différences.

Une Moudawana qui doit beaucoup plus consolider et renforcer le noyau familial de façon à ce qu'il soit l'espace d'union, de convergence, de convivance, de complicité, de fusion, de reproduction des valeurs et d'éducation des générations par excellence. 

Une Moudawana qui doit se nourrir en permanence du noble "'Ijtihad" de nos Oulamas sous l'Egide de notre Souverain Amir Al Mouminine, de façon à tirer toute la quintessence des Textes Religieux (Coran et Sounna) au profit de notre bien-être individuel(lle) et collectif.

Une Moudawana qui doit protéger l'enfant né hors du cadre du mariage, de façon à lui garantir le droit à un nom, ainsi qu'une égalité intégrale dans les chances et les droits civiques avec les autres enfants. 

Une Moudawana qui doit instaurer les conditions optimales d'un bon vivre ensemble, d'une bonne intelligence égalitaire entre toutes les composantes de la société, de façon à ce que respect, compréhension, acceptation, l'emportent sur jugements, condamnations, dénonciations. Sauf à être schizophrène ou masochiste, personne, absolument personne de nous, ne fait unilatéralement et arbitrairement le choix d'être malheureux. Et par conséquent, l'accabler davantage relèverait du pur sadisme.

  



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