Menu
L'Opinion L'Opinion
Lire GRATUITEMENT notre journal en PDF
L'Opinion
Facebook
Twitter
YouTube Channel
Instagram
LinkedIn


Tribune libre

L’après Coronna : Solidarité et volontariat


Rédigé par Samir BELAHSEN le Dimanche 24 Mai 2020

Alors que le tiers de l’humanité s’est trouvé obligé de se confiner pendant cette crise sanitaire, les actes de solidarité se sont multipliés partout au Maroc :



Dr Samir BELAHSEN
Dr Samir BELAHSEN
Chambres d’hôtels et appartements pour les soignants, bénévolat dans les associations pour des travaux de désinfection, aide entre voisins, confection de repas pour le personnel hospitalier, cours de soutien …
 
Les Marocains se sont révélés , encore une fois, par l’action, solidaires et volontaires.
 
Ces deux valeurs ancestrales nous paraissent fondamentales pour l’après Covid 19 ou même dès l’après confinement.
 
Le SG du PI, Nizar Baraka, avait proposé d’utiliser le fonds ZAKAT pour financer des actions caritatives. Il s’agit d’activer cet outil qui avait  été introduit dans la Loi de Finances sans jamais devenir opérationnel.
 
La Jeunesse du PI avait communiqué aux autorités locales des listes de jeunes Marocains volontaires pendant la crise du Covid 19 dans toutes les régions du pays.
 
La jeunesse scolaire a organisé une série de cours de soutien de qualité aux jeunes lycéens.

Il conviendra de s’organiser pour en améliorer le contenu pour l’adapter à l’après Covid19 en soutien des cours en présentiel, pour l’apprentissage des langues.

Les femmes Istiqlaliennes ont organisé des actions de soutien aux familles nécessiteuses.
 
La société civile, en général, a pris des initiatives ciblées ,efficaces et louables pendant cette crise.
 
Nous pensons que pour l’après Covid, il y a lieu de capitaliser et de valoriser toutes ces actions ;
 
Il conviendra donc d’organiser  et de renforcer la solidarité et le volontariat.
 
Le fonds Zakat serait un outil approprié. Mais il faudrait réfléchir aux rôles que l’on peut attendre des Waqfs et des Habous dans le respect des préceptes religieux.
 
Le Waqf est un  legs pieux des biens inaliénables dont l’usufruit est consacré à une institution religieuse ou d’utilité publique.
 
Pour le fiqh, al waqf est une « sadaqa jarriya » .

La pratique du waqf n’a pas cessé d’évoluer dans le monde musulman  pour couvrir un ensemble de besoins sociaux tel que le financement d’universités ou d’hôpitaux. 
 
Comment pourrait-on donner un nouveau souffle à cette institution ?
Le waqf devrait profiter des nouveaux instruments financiers islamiques et donner l’exemple en matière de gouvernance.
 
La modernisation du Waqf comme outil de solidarité nécessiterait une forte dose de transparence et un management dynamique pour gagner en efficacité.
 
Le 12 Octobre 2018, SM le Roi avait appelé le parlement et  le gouvernement à simplifier les procédures pour encourager le volontariat et les activités caritatives.
 
Nous pensons qu’il y a lieu d’innover dans l’usage de ces outils rattachés à nos valeurs tout en les adaptant aux nouveaux besoins en utilisant les nouvelles techniques disponibles.
 
L’après Covid nécessitera, bien entendu, de vastes chantiers économiques et sociaux à mener par l’État qui aura de nouvelles responsabilités mais le rôle du citoyen en termes de solidarité et de volontariat restera primordial sans se substituer aux rôles des autres acteurs. Il s’agira d’un renfort utile.

Dr Samir BELAHSEN