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L'Opinion : Les enseignements du PCR


Rédigé par Amine ATER le Dimanche 29 Mai 2022



L'Opinion : Les enseignements du PCR
Inconnu au bataillon avant la pandémie, le test PCR s’est rapidement introduit dans le quotidien des Marocains et est même devenu incontournable au plus fort de la crise sanitaire. Passeport sanitaire avant l’heure, ce test était un préalable à toute reprise de travail après un simple rhume, comme suite à une infection au Covid. Le PCR était notamment exigé pour les rares personnes habilitées à quitter ou accéder au territoire national.

Un marché juteux et non régulé à ses débuts qui a profité aux laboratoires privés, lesquels facturaient 700 DH en moyenne pour le test normal et jusqu’à 1200 DH pour le test rapide. Résultat des comptes : les marges bénéficiaires des laboratoires se sont établies à un peu plus de 1,2 million de DH en l’espace de deux ans (rien que sur les PCR), selon une estimation du Conseil de la Concurrence. Des chiffres qui sont loin de refléter la réalité, vu que l’immense majorité des laboratoires privilégient le cash au paiement par carte.

En somme, une famille de 4 personnes devait débourser en moyenne 2800 DH pour se faire dépister, et ce, sans aucune modalité de remboursement. Il est également intéressant de noter que les opérateurs n’ont eu à gérer que 31% de l’ensemble des tests effectués au niveau national alors que le reste a été géré par le secteur public, soit 68%. Sans s’aventurer à parler de hold-up, il est raisonnable d’évoquer un désordre sur la question qui a profité aux laboratoires, la nature ayant horreur du vide. Les professionnels ont également profité de la réaction tardive de l’Exécutif, comme des acteurs de régulation, pour mettre de l’ordre dans le segment.

Depuis, l’Exécutif a plafonné le prix des PCR entre 400 et 600 DH, de nouveaux tarifs qui offrent aux opérateurs des marges variant entre 12 et 115 DH par test effectué. Des marges qui demeurent “élevées et largement confortables”, selon le Conseil de la Concurrence.

Reste à savoir si cet épisode fort coûteux pour les bourses des Marocains peut servir d’exemple et que des mécanismes sont prévus pour mieux réguler ce genre d’opérations sur l’ensemble de la chaîne de valeur en cas d’une nouvelle vague du Covid ou d’apparition d’un nouveau type d’épidémie.




Amine ATER



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